Le Massepain

Pour ceux qui vivent dans le Sud-Ouest, difficile de passer à côté du Massepain. Très courant en Aveyron, il est délicieux avec une crème anglaise!

J’ai tenté l’expérience la semaine dernière et ce fut fort concluant. Alors, je l’ai refait « à ma sauce », après la dégustation-critique de Monsieur! Cette tentative étant au goût de tous, voici la recette avec mes modifications:

– 120g de farine
– 200g de sucre
– 6 oeufs (ou 5 si vous avez la chance d’avoir de gros oeufs fermiers)
– 2 cuillère à soupe de d’eau de fleur d’oranger
– 1 pincée de sel
– du sucre glace

Avec tout ça, vous pouvez obtenir ceci:

Qu'il est bôôôô!!

Qu’il est bôôôô!!

Comment procéder:

Séparer les blancs d’oeuf des jaunes et mélanger ces derniers avec le sucre jusqu’à obtenir une coloration très pâle. Ajouter ensuite la farine, l’eau de fleur d’oranger et les blancs d’oeuf salés montés en neige.

Beurrer généreusement un moule à kouglof et saupoudrer de farine, sauf si vous utilisez un moule en silicone!

Préchauffer le four à 120°C (thermostat 4). Faire cuire 30 à 40 minutes. N’hésitez pas à contrôler la cuisson en plongeant la pointe d’un couteau.

Une fois démoulé, saupoudrer de sucre glace!

Et voilà! C’est facile, c’est rapide et pas besoin d’un matériel sophistiqué!

Lancez-vous et, comme Monsieur, régalez-vous!

MIAMM!!

MIAMM!!

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Au bonheur des ogres (Daniel Pennac)

Paru en 1985, Au bonheur des ogres est le premier d’une série ayant la famille Malaussène comme personnages récurrents.

Au bonheur des ogres Daniel Pennac Folio 1995

Au bonheur des ogres
Daniel Pennac
Folio
1997

Présentation de l’éditeur:

Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le Petit s’est mis à rêver d’ogres Noël.
Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné.
Pourquoi moi ?
Je dois avoir un don…

Ce que j’en pense:

C’est en voyant la bande annonce pour le film sorti en salles ce mois-ci que j’ai eu envie de découvrir l’univers de Daniel Pennac. Le peu que j’en ai vu me paraissait loufoque et drôle et comme j’avais envie de changer de style, je me suis lancée.

On ne peut que penser à un clin d’oeil de la part de l’auteur pour Zola et son « Au Bonheur des Dames », qui lui aussi parle d’un grand magasin.

Benjamin Malaussène est l’aîné d’une fratrie dont il est en quelque sorte la figure du père. Il y a Louna, jeune infirmière enceinte qui pose la question de l’avortement, Thérèse, jeune fille qui prédit l’avenir grâce à l’astrologie, Clara, la photographe, qui ne capture que des images difficiles, Jérémy, qui va se lancer dans une expérience détonante dans son collège et le Petit, qui dessine des ogres Noël! Tous vivent ensemble dans une joyeuse pagaille! Oh! Et il y a aussi Julius, le chien sale et nauséabond!

Pour faire vivre cette tribu, Ben est Bouc émissaire: il passe ses journées à se faire engueuler devant des clients mécontents qui, ayant pitié de lui, retirent leurs plaintes contre le Magasin. Alors quand des bombes explosent en sa présence, il n’en faut pas beaucoup pour que ses « collègues » et la police en fassent le coupable idéal!

Je suis sûre que certains se sont contentés de trouver ce roman drôle. Mais derrière un ton léger, Pennac traite ici de sujets délicats, comme l’avortement et la pédophilie. La violence est très présente, sous forme de bombes ou de mots, détruisant les corps ou meurtrissant l’âme. Et que penser de la mère de cette joyeuse tribu, semant les maris, abandonnant les enfants à son aîné? Un tableau de notre société vraiment intéressant qui me donne envie d’en savoir davantage sur cette famille pas comme les autres à travers les autres romans de la saga.

 

au bonheur des ogres

 

Titre: Au bonheur des ogres

Auteur: Daniel Pennac

Première publication: 1985

Disponible en numérique

 

 

 

 

 

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La Pierre de Lune (W. Wilkie Collins)

Publié en 1868, La Pierre de Lune est un récit proche du roman épistolaire. En effet, l’histoire évolue au travers des récits successifs des personnages du roman.

William Wilkie Collins (tableau: Rudolph Lehmann)

William Wilkie Collins
(tableau: Rudolph Lehmann)

Résumé: La Pierre de Lune est un diamant indien dont hérite Rachel Verinder le jour de son anniversaire. Mais voilà qu’au lendemain de la fête, le diamant a disparu. A-t-il été volé par ses trois protecteurs hindous? Par un membre du personnel peu scrupuleux? Le meilleur enquêteur est appelé sur place. Nous suivons l’enquête grâce à différents interlocuteurs, ayant eu , de près ou de loin, un rapport avec l’inestimable pierre.

Ce que j’en pense: 

Un joyau qui disparaît, des personnages qui semblent coupables. Qui donc a volé la Pierre de Lune? Voici donc grossièrement en quoi consiste le récit: découvrir ce qu’il est advenu de ce diamant. L’auteur mène l’enquête en faisant témoigner plusieurs personnages, chacun leur tour, créant ainsi une succession de « rapports » permettant de voir différents points de vue tout en respectant la chronologie des évènements. On découvre les faits à travers le regard d’un intendant, d’une vieille tante bigote,  d’un jeune gentleman, d’un médecin au passé douteux, d’un sergent de Scotland Yard. L’intrigue est intéressante et on se demande quels éléments  anodins vont permettre de faire avancer l’enquête. Mais je ne vais pas tourner autour du pot: je me suis ennuyée pendant cette lecture. Surtout dans la première moitié. Les digressions des deux premiers conteurs m’ont parues sans intérêt et alourdissent le récit, alors que ces personnages sont intéressants par le portrait que l’on découvre d’eux de cette manière: Gabriel Betteredge, le vieil intendant, au service de la même famille depuis tant d’années qu’il sert de conseiller, n’hésite pas parfois à envoyer quelques piques polies à ses interlocuteurs. Il n’est pas qu’un domestique passif qui se contente de faire ce qu’on lui ordonne. Malheureusement, bien qu’attachant, ces apartés ralentissent la progression du récit, étouffent l’enquête. Il en est de même avec le témoignage suivant, celui de la vieille tante bigote.

Heureusement, le récit de Franklin Blake est plus fluide, mais l’impression qu’ont laissé les deux précédents rapports reste tenace. J’étais un peu agacée d’avoir autant piétiné et seule l’envie de savoir où était passé ce maudit diamant m’a fait tenir. Malgré les éclairages que la seconde moitié du roman apporte, j’ai trouvé l’écriture monotone.

J’ai eu une surprise à la fin en découvrant Groseille, un jeune garçon décrit comme ayant des yeux ronds exorbités, mais très intelligent: il m’a fait penser à Rouletabille, héros de Gaston Leroux ( voir le mystère de la chambre jaune). Le sergent Cuff m’a rappelé Sherlock Holmes mais dans une moindre mesure. La ressemblance, tant physique qu’intellectuelle, entre Groseille et Rouletabille m’a presque choquée!


Personnellement, je n’ai pas été séduite par cette lecture qui sera vite oubliée. Dommage.

Titre: La Pierre de Lune

Auteur: W. Wilkie Collins

Première publication: 1868

Disponible en numérique ici (libre de droits).

Cette lecture compte pour le Challenge ABC du Club de Lecture.

challenge abc 2013

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