La Reine des lectrices

La Reine des lectrices est un roman de l’anglais Alan Bennett qui a été publié en 2007 Outre-Manche et en 2009 en France.

la reine des lectrices

Quatrième de couverture

Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture? Si, du coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux?

C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les soeurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’oeil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor.

Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture.

Ce que j’en pense:

J’avoue que l’idée de rendre la Reine d’Angleterre accro à la lecture m’a séduite. Ce court roman ( 122 pages) est drôle et décrit de façon sarcastique le protocole royal et son côté rigide, où tout est millimétré et minuté. Alors quand un grain de sable sous forme de livre vient se glisser dans un rouage qui fonctionne depuis des siècles, ça coince!! Ainsi, la Reine aura parfois quelques minutes de retard, elle s’intéressera aux lectures des gens qu’elle croisera. Oui, la lecture est un élément perturbateur. Certains diront qu’il s’agit d’une occupation égoïste, d’autres au contraire affirmeront qu’elle permet de découvrir beaucoup de choses sur le monde, sur les autres, mais aussi sur soi et que le partage autour d’un livre est tout à fait possible. C’est ainsi que la Reine va se lier d’amitié avec un simple commis de cuisine et rendre Sir Kevin, son secrétaire particulier, quelque peu jaloux par l’attention qu’elle va porter à son nouveau « protégé ».

Qu’apprenons-nous à travers ce roman? Que la lecture, c’est bien, mais trop, c’est dangereux! Le trop de lecture entraîne forcément un repli sur soi (difficile de lire avec attention tout en discutant avec quelqu’un: soit on lâche le livre, soit on lâche notre interlocuteur!), mais la réflexion qu’elle entraîne peut nous amener à nous dépasser et à nous lancer dans une entreprise que l’on n’aurait jamais envisagé.

Le ton drôle de ce court roman est un régal, et, même s’il critique le protocole royal et prend la Reine comme personnage principal de cette fiction, on sent qu’Alan Bennett est un peu retenu par la bienséance et le respect que l’on doit à Sa Majesté. L’auteur fait de la Reine une personne comme les autres, avec les occupations de tout un chacun, la rendant ainsi « accessible ».

Bref, une réflexion intéressante traitée avec légèreté, que du plaisir.

la reine des lectrices

La Reine des lectrices

Alan Bennett

122 pages

Folio

Traduction de Pierre Ménard

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