De l’eau pour les éléphants

De l’eau pour les éléphants est le troisième roman de Sara Gruen, paru en 2006 pour la première édition et en 2007 pour l’édition française. Une adaptation cinématographique est sortie sur les écrans le 4 mai 2011, réalisée par Francis Lawrence.

Je me suis plongée dans cette lecture dans le cadre d’une lecture commune sur le forum Club de Lecture.

Quatrième de couverture:

Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle: en quelques mois, il a fait d’un auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de coeur de l’Amérique.

Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités. 

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène, la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde violent où l’amour est un luxe.

Ce que j’en pense:

Au vu de cette quatrième de couverture, j’avais peur de me retrouver face à une histoire d’amour niaise et sans relief. Mais comme d’habitude, ma curiosité l’a emportée et je me suis plongée dans l’univers du cirque au temps de la Grande Dépression.

D’entrée, l’auteure nous plonge dans un évènement dramatique. En quelques pages, une question s’est imposée: comment cela a pu en arriver là? Je n’avais donc pas d’autre choix que de continuer ma lecture.

Ainsi, j’ai fait la connaissance de Jacob Jankowski, jeune étudiant en médecine vétérinaire d’origine polonaise, qui devient brutalement orphelin, ses parents étant tués dans un accident de la route. Se retrouvant sans argent et sans domicile, son chemin rencontre celui du train des frères Benzini, dans lequel il embarque de façon clandestine. Embauché comme soigneur, Jacob ne tarde pas à se rendre compte de la cruauté du milieu: animaux et hommes sont exploités, le public est souvent trompé, le tout pour servir à l’avidité et la cupidité du patron, Oncle Al. Dans cet univers misérable et sombre, Jacob trouve un peu de réconfort en la personne de Marlène, l’écuyère vedette. Mais Marlène est mariée avec August, le chef de Jacob…

La Grande Dépression n’épargnant pas les cirques, celui des frères Benzini se retrouve sur le lieu de la liquidation de l’un d’eux: c’est ainsi qu’Oncle Al fait l’acquisition de Rosie, une éléphante, confiée aux soins d’August qui, avec l’aide de Jacob, va faire de Marlène et de l’éléphante les vedettes du cirque, jusqu’au jour où…

J’ai beaucoup aimé le fait que Sara Gruen nous fasse découvrir cette histoire à travers les yeux d’un Jacob nonagénaire qui se retrouve face à son passé à cause d’un cirque venu s’installer face à la maison de retraite où il réside, le faisant replonger dans ses souvenirs.

L’univers du cirque nous est décrit ici de façon assez violente: tout doit être au maximum de sa rentabilité, hommes ou bêtes, les mécontents étant expulsés du train, les bêtes condamnées servant de repas aux carnivores, où l’on n’hésite pas à faire des profits malgré tout en vendant de la citronnade faite avec l’eau des abreuvoirs des animaux. Il y a une atmosphère de peur et de frustration qui flotte sous le chapiteau des frères Benzini et qui ne peut conduire qu’au terrible évènement décrit dès les premières pages. Marlène et Jacob sont deux êtres tellement bons que l’on se demande comment ils vont réussir à se sortir de ce monde violent et sans pitié, dans lequel ils sont tombés l’un et l’autre pour échapper à leur destin et qui va les unir.

Je garde une très bonne impression de ce roman qui nous amène également à nous interroger sur la condition animale et les maltraitances faites à certaines bêtes, et pas forcément dans le monde du spectacle.

De l’eau pour les éléphants

Sara Gruen

Traduction Valérie Malfoy

Parution 03/06/2009

Édition 07: Avril 2012

Le livre de poche

465 pages

Ouvrage lu dans le cadre de la lecture commune « traditionnelle » Juin 2012 du Club de Lecture

Une réponse à “De l’eau pour les éléphants

  1. J’ai vu le film que j’ai bien aimé… et qui m’avait surprise 🙂
    Je lirai certainement le livre un de ces jours, histoire de comparer un peu, bien que je pense le film globalement fidèle au roman ^^.
    Bel avis en tous cas, qui donne envie d’en savoir plus encore sur cette histoire 😉

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