Nuit noire, étoiles mortes

Paru en 2010 aux États-Unis et en Mars 2012 en France, Nuit noire, étoiles mortes est un recueil de quatre récits écrits par le maître de l’épouvante.

Nuit noire, étoiles mortes 

Quatrième de couverture:

Ne cherchez jamais à connaître cet Autre qui sommeille en vous…

Dans la lignée de Différentes Saisons, un King démoniaque où les mariages se disloquent sous le poids de secrets plus noirs que les ténèbres, où l’avidité et la culpabilité distillent goutte à goutte leurs venins, où la seule certitude est que le pire reste encore à venir.

Ce que j’en pense:

Ce recueil regroupe quatre textes: 1922, Grand Chauffeur, Extension claire, Bon ménage.

Voici un petit résumé pour chacun.

1922 : Il s’agit de la confession de Wilfred James. Il y raconte comment, un jour de 1922, sa vie d’agriculteur dans le Nebraska profond a basculé alors qu’un conflit l’opposa à sa femme au sujet de quelques arpents de terre dont elle venait d’hériter.

Grand Chauffeur: Tess, une auteure de roman mettant en scène un groupe de mamies détectives, se fait violer en revenant d’une intervention publique dans une petite bourgade. Plutôt que de porter plainte, elle décide de se faire justice elle-même.

Extension Claire: Dave Streeter, atteint d’un cancer en phase terminale, va rencontrer George Dabiel, qui lui propose un pacte afin de retrouver la santé.

Bon ménage: Après plus de 25 ans de mariage, Darcy se rend compte que son mari à un passe-temps plutôt macabre: tueur en série.

Sur les quatre nouvelles, Extension claire est la seule à laquelle j’ai eu du mal à accrocher, et  j’avoue que j’ai une nette préférence pour les deux premières. Stephen King nous entraîne à la découverte du côté obscur de ses personnages, et on en redemande. Il part d’un fait divers et incise au scalpel dans la culpabilité (1922), la vengeance (Grand Chauffeur), l’envie (extension claire); il nous fait douter en nous montrant que l’on ne connait jamais vraiment une personne (bon ménage). Explorer dans ce recueil l’esprit humain grâce à la plume de Stephen King a été un bon moment, rappelant que chacun d’entre nous abrite un Mister Hyde. King semble s’amuser à nous faire peur en nous montrant quelles peuvent être les conséquences lorsque l’on bascule vers le côté obscur, et personnellement, j’adore. Au cours de ma lecture, j’ai souvent sursauté et frissonné, happée par l’écriture au point qu’il m’a été difficile de laisser en plan chacun de ces quatre récits. Et à la fin de chacun d’eux, une interrogation: qu’aurais-je fait dans cette situation? Réponse: probablement comme chacun des personnages! Et c’est là que Stephen King est impressionnant: à travers ses histoires, il nous fait découvrir notre propre Autre, notre côté obscur, qui sommeille en nous…

 Nuit noire, étoiles mortes

Nuit noire, étoiles mortes

Stephen King

Albin Michel

2012 (France)

483 pages

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