La huitième couleur

La huitième couleur est le livre d’ouverture des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett.

 

Quatrième de couverture:

Dans une dimension lointaine et passablement farfelue, un monde en forme de disque est juché sur le dos de quatre éléphants, eux-mêmes posés sur le dos d’une tortue.

À Ankh-Morpork, l’une des villes de ce Disque-Monde, les habitants croyaient avoir tout vu. Et Deuxfleurs avait l’air tellement inoffensif, bonhomme chétif fidèlement escorté par un Bagage de bois magique circulant sur une myriade de petites jambes.

Tellement inoffensif que le Praticien a chargé le calamiteux sorcier Rincevent de sa sécurité dans la cité quadrillée par la guilde des voleurs et celle des assassins; mission périlleuse et qui va les conduire loin: dans une caverne de dragons et peut-être jusqu’aux rebords du disque.

Car Deuxfleurs appartient à l’espèce la plus redoutable qui soit: c’est un touriste…

Ce que j’en pense:

Ayant lu peu de temps auparavant un roman de Raymond E.Feist dont certains détails m’avaient un peu agacée, j’ai demandé à mon libraire de la Fantasy un peu « dépoussiérée ». Gentiment, il me met celui-ci dans les mains en me disant que c’est ce qui correspond le plus à ce que je semble attendre. Quand j’ai lu cette quatrième de couverture, j’ai dit : « Mais qu’est-ce que c’est cet Ovni??? ». Et comme il m’assure que ce livre va me réconcilier avec le genre, je me suis laissée tenter. Grrrr! Maudit adorable libraire!!

En résumé, on découvre que ce monde a la forme d’un disque, et on fait la connaissance de Deuxfleurs, personnage naïf à l’extrême, venu visiter Ankh-Morpork avec pour seul bagage un coffre sur pattes qui le suit partout et qui attise toutes les convoitises. Rincevent, un sorcier raté, se voit contraint d’assurer la sécurité de ce touriste qui va les mettre en danger malgré lui.

J’avoue avoir été totalement déstabilisée au début de la lecture de ce roman. En effet, habituée au style Tolkien, j’avais du mal à me faire à ce style caricatural et satirique. Mais au bout d’une trentaine de pages, je me suis laissée porter par l’histoire, et je me suis bien marrée!!

Tous les éléments d’une aventure Fantasy sont présents: un monde inventé, des créatures légendaires comme les dragons, on trouve de la magie avec le sorcier Rincevent, il y a de l’aventure, des combats. Et pourtant, tout est dérision dans cette histoire: Terry Pratchett dresse une caricature de notre monde moderne en mettant en scène un touriste qui sème la pagaille partout où il passe, et se sert de la Fantasy pour distiller son humour qui n’épargne personne, ainsi même la Mort en prend un coup, puisqu’il est possible de lui poser un lapin!! Les personnages principaux sont drôles et ne correspondent pas au standard de la Fantasy « classique »: Deuxfleurs n’est pas un pauvre orphelin voué à un magnifique destin et Rincevent n’est pas un grand sorcier renommé et respecté par tous. Et ça, franchement, ça m’a vraiment plu: un bon coup de balai au schéma habituel! Encore une fois, mon libraire a vu juste!

Totalement déjanté, l’univers du Disque-Monde m’a plu et m’a bien fait rire (merci monsieur Pratchett, j’ai redécouvert mes abdos!). Si j’en ai l’occasion, je lirai avec plaisir un prochain volume de ces Annales, qui m’ont fait passer un agréable moment.

La huitième couleur

Terry Pratchett

Traduction Patrick Couton

Editions Pocket

266 pages

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