Croc-Blanc (Jack London)

Publié pour la première fois en 1906, Croc-Blanc rencontra un grand succès dès sa sortie. Il faudra attendre 1923 pour que ce récit de l’américain Jack London soit publié en France.

 

Croc-Blanc Jack London J'ai Lu 1991

Croc-Blanc
Jack London
J’ai Lu 1991

 

Quatrième de couverture:

« Il est clair que sa mère est Kichë. Mais son père était loup. Il y a peu de loup et beaucoup de chien en lui. Blancs sont ses crocs et Croc-Blanc sera son nom. J’ai dit. » Le louveteau, qui venait de recevoir un nom devant le monde, ouvrait de grands yeux. Pendant quelque temps, les animaux humains continuèrent à émettre leurs sons de bouche. Puis, Castor-Gris prit un couteau […] et s’en alla couper un bâton dans les taillis, sous le regard attentif de Croc-Blanc. Il pratiqua des encoches aux deux bouts du bâton et y enfila des lanières de peau, l’une qu’il attacha autour du cou de Kichë et l’autre autour d’un petit sapin. Croc-Blanc suivit sa mère et se coucha près d’elle… »

Ainsi commence pour Croc-Blanc, né sauvage et libre, l’apprentissage de la soumission. Il subira la loi des hommes, jusqu’au jour où, pour l’amour d’un homme, le loup rebelle deviendra fidèle.

 

Ce que j’en pense:

Découvrir comment l’Homme assure sa domination sur l’animal au travers des yeux d’un loup? C’est le pari gagné par Jack London grâce à ce roman. Tout en étant un roman d’apprentissage placé principalement du point de vue de Croc-Blanc, l’auteur nous montre toute la cruauté dont l’Homme peut être capable, juste par profit, pour assurer sa domination. Démontrer qu’employer la force, l’intimidation, la privation n’ont que des effets négatifs sur l’animal, c’est ce qu’a fait ici London (je vous invite d’ailleurs à découvrir ce fait divers qui va dans ce sens: ici). Décrivant la vie animale de manière très fidèle, Jack London rend Croc-Blanc attachant et ce qui lui arrive est parfois très dur. L’environnement où il évolue est déjà impitoyable, le froid, la faim sont inévitables. Alors quand l’Homme s’ajoute à cette liste d’obstacles, difficile de ne pas détester notre propre race.

Un roman intemporel qui peut se résumer ainsi: il n’y a pas de mauvais chien, uniquement des mauvais maîtres.

 

Je vous invite à découvrir  Jack-London.fr, site où vous trouverez des infos sur la biographie de Jack London, un recensement impressionnant des différentes éditions de ses romans.

 

croc blanc

Titre: Croc-Blanc (White Fang)

Auteur: Jack London

Première publication: 1906

Édition présentée: J’ai Lu 1991

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Francis Kerline

ISBN: 2 277 22887 7 (EAN: 9782277228875)

Disponible en numérique et en audio

 

Lecture faite dans le cadre du club de lecture VendrediLecture comptant également pour le challenge ABC

challenge abc 2013Une couleur dans le titre

 

 

 

 

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Le poney rouge (John Steinbeck)

Publié la première fois en 1933, le poney rouge est un court roman de l’américain John Steinbeck. Il faudra attendre 1946 pour une traduction française par Gallimard.

 

Le poney rouge John Steinbeck Gallimard/Folio junior édition spéciale 1993

Le poney rouge
John Steinbeck
Gallimard/Folio junior édition spéciale 1993

 

 

Présentation de l’éditeur:

Jody, petit garçon rêveur et solitaire, vit dans un ranch de Californie, avec ses parents et Billy Buck, le garçon d’écurie, son ami. Sa vie est paisible, entre l’école et les travaux de la ferme. Un matin, Jody découvre dans la grange un poney rouge, un cadeau de son père. Aidé par Billy Buck, Jody entreprend de dresser Galiban, le poney. Et peu à peu arrive le moment où, pour la première fois, Jody va pouvoir monter Galiban! Mais le poney tombe malade.

Un petit garçon aux cheveux de paille, un regard timide et poli, un père sévère mais bon. Et la vie saine et rude de la ferme, un pays de grands espaces, chauffé à blanc par le soleil. Jody fait l’apprentissage de la responsabilité avec le poney qu’on lui a donné. Fort, juste et tendre. 

Par un grand romancier américain, l’histoire d’une inoubliable amitié, une aventure humaine forte et juste au cœur des fascinants paysages du Far West.

Titre conseillé par l’éditeur pour la classe de 6e, en relation avec le programme des collèges.

Ce que j’en pense:

Bien que considéré comme un roman jeunesse, ce récit ne laisse pas indifférent. Divisé en trois parties, on y découvre la vie rude de la ferme, mais il est surtout question de la mort. Triste, poignant, difficile de ne pas s’interroger quant à notre rapport avec la mort. 

Ainsi Jody est confronté à la mort de trois façons différentes à travers ce roman, chacune représentant une partie. Dans la première, la mort, triste conséquence de la maladie, l’affecte terriblement au point de le rendre violent. Cette première expérience est d’autant plus douloureuse qu’il réalise qu’une promesse ne peut pas toujours être tenue, que les adultes ne sont pas infaillibles.

La deuxième histoire de mort concerne un vieillard souhaitant revenir sur la terre qui l’a vue naître pour y mourir en paix. Une expérience plus « douce », mais qui pose la question du mourir dignement.

Enfin, dans la dernière partie, nous découvrons jusqu’où peut aller l’Homme pour tenir une promesse. Quand les choses ne vont pas comme nous le voudrions, quelle issue est encore possible?

La mort fait partie de l’apprentissage de la vie, et John Steinbeck nous livre ici un roman fort à l’écriture juste et fluide. Incontournable.

 

poney rouge

 

Titre: Le poney rouge ( The Red Pony)

Auteur: John Steinbeck

Date de première publication: 1933

Édition présentée: Gallimard Folio Junior édition spéciale 1993

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Marcel Duhamel et Max Morise

Illustrations de Bernard Héron

ISBN: 2 07 033438 4

 

Lecture faite dans le cadre du Club de Lecture de VendrediLecture

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L’Aleph (Jorge Luis Borges)

L’Aleph est un recueil de nouvelles écrites et publiées entre 1944 et 1952 par l’argentin Jorge Luis Borges. Le recueil regroupant ces nouvelles a été publié en 1962. Il faudra attendre 1967 pour la publication en France chez Gallimard. L’Aleph est le titre de la dernière nouvelle.

L’Aleph Jorge Luis Borges Gallimard – L’Imaginaire Novembre 1977

Présentation de l’éditeur:

«L’Aleph restera, je crois, comme le recueil de la maturité de Borges conteur. Ses récits précédents, le plus souvent, n’ont ni intrigue ni personnages. Ce sont des exposés quasi axiomatiques d’une situation abstraite qui, poussée à l’extrême en tout sens concevable, se révèle vertigineuse.
Les nouvelles de L’Aleph sont moins roides, plus concrètes. Certaines touchent au roman policier, sans d’ailleurs en être plus humaines. Toutes comportent l’élément de symétrie fondamentale, où j’aperçois pour ma part le ressort ultime de l’art de Borges. Ainsi, dans L’Immortel : s’il existe quelque part une source dont l’eau procure l’immortalité, il en est nécessairement ailleurs une autre qui la reprend. Et ainsi de suite…
Borges : inventeur du conte métaphysique. Je retournerai volontiers en sa faveur la définition qu’il a proposée de la théologie : une variété de la littérature fantastique. Ses contes, qui sont aussi des démonstrations, constituent aussi bien une problématique anxieuse des impasses de la théologie.»
Roger Caillois.

Ce que j’en pense: 

Je ne connaissais Jorge Luis Borges que de nom. Me plonger dans son univers fut une agréable et enrichissante expérience. Les thèmes abordés dans ce recueil tels que la mort et l’immortalité, la religion, l’Antiquité, les labyrinthes, l’infini (notamment dans la dernière nouvelle L’Aleph) sont traités avec tellement de profondeur et de poésie que cela m’a donné envie d’approfondir mes connaissances (bien maigres…) sur l’Antiquité grecque et latine, ainsi que sur les mythologies. L’Orient est également présent dans certaines des nouvelles de ce recueil.

Borges emploie souvent la première personne dans ces récits, rendant l’histoire plus proche du lecteur, nous envoûtant, jusqu’à la fin, parfois brutale.

Liées entre elles par leurs thèmes qui se complètent (mort, infini, immortalité, religion, labyrinthe), elles ont pourtant chacune leur univers et leurs personnages.

Des nouvelles parfois difficiles à comprendre car certaines de leurs références nécessitent une érudition assez élevée (que je n’ai pas, je ne vous le cache pas!) et il m’a fallu pour certaines faire des recherches  pour tenter de comprendre où l’auteur voulait en venir. L’impression que ces textes s’adressaient plutôt à une élite m’a parfois freinée dans ma lecture. La lecture doit, bien sûr, amener à la réflexion, il ne suffit pas d’avaler des mots comme on ingurgite des images devant sa télé. Mais ici, j’avoue ne pas avoir toutes les cartes en main pour apprécier à leur juste valeur ses écrits.

Titre: L’Aleph (El Aleph)

Auteur: Jorge Luis Borges

Première Publication: 1962 (pour le recueil) – (de 1944 à 1952 pour les nouvelles prises séparément)

Édition présentée: Gallimard Novembre 1977, collection L’Imaginaire

Traduit de l’espagnol (Argentine) par Roger Callois et René L-F. Durand

ISBN: 9782070296668

Cette lecture compte pour le mois Argentin organisé par Denis et Eimelle, ainsi que pour mon challenge Argentine 2014.

mars mois argentine

           challenge argentine 2014
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Mars 2014 – Le mois argentin

J’ai été récemment gentiment invitée à participer à une lecture commune autour de l’Argentine par Denis du blog Bonheur de Lire. Un petit groupe s’est donc formé autour de Denis et Eimelle (du blog Les carnets d’Eimelle ) pour mettre à l’honneur les auteurs argentins (Salon de Paris oblige!). De plus, cela me permettra d’avancer également dans mon challenge perso (pour lequel vous pouvez me rejoindre si le cœur vous en dit!).

Plusieurs lectures communes sont proposées:

Le 10 : Le tunnel d’Ernesto Sabato
Le 20 : Luz ou le temps sauvage d’Elsa Osorio ou Tango ou tout autre livre d’Elsa Osorio
Le 21 : Un livre au choix (libre) pour l’inauguration du salon
Le 25 : Un livre de Laura Alcoba

J’ai opté pour un livre au choix. Il s’agit du recueil L’Aleph de Jorge Luis Borges. Peut-être ferai-je coup double avec Le Livre de sable du même auteur, tout dépendra de mon emploi du temps!

Vous pouvez retrouver une liste d’auteurs argentins ici ou .

Vous pouvez rejoindre ce groupe sympathique sur Facebook. De plus, Eimelle propose un challenge Amérique du Sud – Amérique Latine à durée illimitée. L’occasion de découvrir de nouveaux auteurs!

Mars 2014 Le mois Argentine

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Le mois Argentine

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