Billie (Anna Gavalda)

Billie est le sixième roman « pour adulte » d’Anna Gavalda, publié chez Le Dilettante et paru le 2 octobre 2013, et fait donc partie du flot de parutions de ce que l’on appelle Rentrée Littéraire.

Billie Anna Gavalda Le Dilettante Octobre 2013

Billie
Anna Gavalda
Le Dilettante
Octobre 2013

Présentation de l’auteur: 

Billie, ma Billie, cette princesse à l’enfance fracassée qui se fraye un chemin dans la vie avec un fusil de chasse dans une main et On ne badine pas avec l’amour dans l’autre, est la plus jolie chose qui me soit arrivée depuis que j’écris. A.G.

Ce que j’en pense:

Qui est Billie? La narratrice de ce récit. Issue d’une famille défavorisée, abandonnée par sa mère alors qu’elle n’avait qu’un an, elle a vécu dans une caravane avec son père, sa belle-mère et tous leurs rejetons. Enfance difficile en milieu rural avec violence domestique et alcoolisme .

Que nous raconte-t-elle? Alors qu’avec son copain Franck, blessés tous les deux, ils sont dans une sorte de crevasse dans le Parc des Cévennes, elle nous fait le récit de leur rencontre grâce à la pièce de théâtre On ne badine pas avec l’amour, de ce que celle-ci à changer pour elle, de leur parcours, à l’un comme à l’autre, plutôt chaotique. Ils parviennent à affronter la vie de front lorsqu’ils sont ensemble, se donnant du courage l’un à l’autre.

Je n’avais jamais lu de roman d’Anna Gavalda, et celui-ci, écrit avec le phrasé d’une personne ayant arrêté l’école en quatrième, est un peu bizarre à mon goût. Billie qui s’adresse à une étoile, c’est plutôt tordu, surtout que son pote est juste à côté! D’accord, il est inconscient, mais quand même! Et puis, par moment, j’ai eu l’impression qu’elle n’était pas super clean, la Billie! Elle n’aurait pas pris un petit cacheton qui fait planer, des fois?? Vous allez me dire que c’est parce qu’elle n’a pas le vocabulaire pour arriver à exprimer vraiment ce qu’elle ressent. Mouais, peut-être. Je ne suis pas vraiment convaincue…

Et puis le portrait de la pauvre fille issue de la France d’en bas qui se prostitue plus ou moins pour survivre, de son copain qui se découvre homosexuel mais qui fait tout pour le cacher à son père complètement déjanté et à sa mère qui de toute façon ne voit rien tant elle est assommée par les anti-dépresseurs, ben désolée, mais ça ne prend pas avec moi! Je ne dis pas que cela n’existe pas, parce que malheureusement, cela existe. C’est juste que quand on vient d’en bas, qu’on habite à la campagne, qu’on a connu la famille recomposée de tous les côtés (père, mère, même des « pièces rapportées » par les beaux-pères!!),les humiliations, la crasse, le froid, la faim, on peut s’en sortir et devenir quelqu’un de respectable par d’autres moyens, et JE SAIS de quoi je parle! Alors à Billie qui pleurniche parce sa vie a été dure, j’ai envie de lui dire: « Ben non, ce n’est pas beau ce que tu as vécu! Mais si tu veux avancer, arrête de regarder derrière! ».

Et puis, désolée de dire cela, mais je n’ai pas compris où voulez nous mener l’auteur. Bien sûr, ça fait très conte du vilain petit canard revisité, mais franchement où est l’intérêt? Inspirer de la pitié?? La pitié ne sert à rien! Admirer l’envie de s’en sortir de ce personnage, son courage?? Bof! Oui, c’est moche une vie comme ça. Malheureusement, cela a toujours existé et cela existera toujours. Il y a ceux qui s’en sortent et ceux qui ne s’en sortent pas. Ceux qui veulent s’en sortir et ceux qui ne veulent pas.  Ce n’est pas en écrivant dessus que cela fera changer les choses.

Autre chose, encore. À la cambrousse, il n’y a pas que des jeunes qui arrêtent l’école à 14 ans, des filles qui monnaient leurs « services » et des homosexuels. Avoir placé l’enfance de Billie et Franck en milieu rural était peut-être un choix tout à fait anodin de la part de l’auteur. Mais je suis sûre que c’est bien pire en milieu urbain, où chacun ignore son voisin, marche sur le SDF qui a trouvé refuge dans un hall d’immeuble, où chacun baisse la tête et observe ses pieds pour ne pas les poser sur quelque chose de sale, genre une crotte de chien ou un papier d’emballage, où tout est précieux pour chacun des habitants alors que tout y est gris et triste. Ben quoi? Oui, j’aime la campagne où chaque saison est un nouveau tableau, où le parfum des fleurs côtoie celui des bouses de vaches, où tout le monde se connait, se dit bonjour et demande des nouvelles de toute la famille alors que chacun habite à plusieurs kilomètres l’un de l’autre, où demander de l’aide n’est pas une honte mais un mode de vie. Mais là, je m’éloigne beaucoup de notre point de départ.

Pour faire court, je dirai que ce roman est une belle histoire d’amour-amitié, qui montre qu’à deux c’est mieux pour affronter la vie (alors que tout seul, on peut y arriver aussi), mais que je ne suis tout simplement pas le bon public. L’auteur n’a pas réussi à m’atteindre. Les personnages qui s’épanchent sur leur passé en pleurnichant, désolée, ce n’est pas trop mon truc! Mais si vous aimez les histoires un peu témoignage plein de bons sentiments, que vous avez le cœur un peu guimauve,  ce roman est pour vous. Et si vous voulez savoir pourquoi il y a un petit âne sur la couverture, ne perdez pas patience à la lecture, vous le saurez (vers la fin!).

Billie Anna Gavalda Le Dilettante Octobre 2013

Titre: Billie

Auteur: Anna Gavalda

Éditeur: Le Dilettante

Date de Parution: Octobre 2013

Disponible en numérique

 

 

Cette lecture compte pour le Challenge ABC du forum club de lecture

challenge abc 2013
Rendez-vous sur Hellocoton !

Publicités

Hitchcock, roman (René Bonnell)

Neuvième roman de René Bonnell, il est publié en 2013 chez Hermann éditeurs.

Hitchcock, roman. René Bonnell. 2013 Hermann éditeurs

Hitchcock, roman.
René Bonnell.
2013
Hermann éditeurs

Quatrième de couverture:

Il ferma les yeux pour suivre Carol en plan serré durant tout le parcours qui la conduisait jusqu’à son antichambre: signe amical de l’hôtesse d’accueil, sourire forcé face à Suzanne qui ferait traîner le moment de l’accès au saint des saints. Carol aurait droit à la plus inconfortable des chaises. S’ensuivrait un champ-contrechamp de regards sans aménité entre les deux femmes. L’une faisant mine d’être trop occupée pour avertir Monsieur Hitchcock de l’arrivée de la dénommée Carol Greenwood, l’autre se gardant de tout signe d’impatience. Dans son antre, le potentat était fier de sa mise en scène. Deux femelles s’affrontaient pour lui, chacune dans le rôle qu’il leur avait attribué, selon une partition qu’il avait écrite. Il ne concédait rien au hasard, surtout quand son plaisir était en jeu.

L’histoire, ici racontée, n’est pas vraie, mais elle se nourrit d’éléments authentiques qui auraient pu conduire Hitchcock à la vivre. À l’orée de ses quatre-vingts ans, le réalisateur s’efforce de conquérir une jeune femme venue lui rendre visite à Los Angeles. Rongé par la culpabilité, il cherche à renouveler avec elle l’expérience, pourtant traumatisante, entreprise avec Tippi Hedren quinze ans plus tôt.

Ce que j’en pense: 

Alfred Hitchcock est une figure incontournable du cinéma. Ayant vu « Les Oiseaux »  et « Fenêtre sur cour« , ce roman était l’occasion d’en savoir un peu plus sur ce réalisateur. Mais attention, il ne s’agit pas d’un livre sur le cinéma! Ici, René Bonnell fait passer l’homme de l’ombre au premier plan de cette fiction. En effet, le rôle principal est tenu par Hitchcock dont on découvre la face cachée: un homme torturé par son éducation et son apparence, névrosé, meurtri dans son corps et dans son rapport avec les femmes. Son intimité ainsi dévoilée, on se fait une autre image de cette personnalité. J’ignorais les rapports qu’il avait eu avec certaines de ses actrices, notamment Tippi Hedren, héroïne de « Pas de printemps pour Marnie » et « Les Oiseaux« . Transposer de tels faits dans une fiction est un exercice ici réussi, bien que le lecteur novice en cinématographie (dont je fais partie) puisse parfois être un peu perdu. Les références au cinéma sont omniprésentes, que ce soit en citant des titres de film d’Hitchcock ou lorsque l’auteur décrit une scène du point de vue du réalisateur comme si celui-ci était en train de tenir une caméra.

René Bonnell nous fait redécouvrir grâce à ce roman le maître du suspense de façon intime. Monsieur Hitchcock sort de l’ombre et nous découvrons le côté sombre de sa personnalité. À découvrir, même si l’on n’est pas un grand cinéphile.

 

Merci à Miss Alfie pour la découverte! Voici ce qu’elle en a pensé =>ici.

hitchcock

Titre: Hitchcock, roman

Auteur: René Bonnell

Date de parution: 2013

Éditeur: Hermann éditeurs, collection Vert Paradis

Disponible ici.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Dress code et petits secrets (Marianne Levy)

Dress code et petits secrets est le premier roman de Marianne Levy.

Dress code et petits secrets de Marianne Levy. 2013

Dress code et petits secrets de Marianne Levy. 2013

Présentation de l’auteure:

À New York, il y a Chelsea. À Londres, Notting Hill. Et à Paris, Saint-Germain-des-Prés. Le repère des fashionistas. Quelques kilomètres carrés où personne ne plaisante lorsqu’il est question de style. Changer de robe, pour changer de vie… Capucine et Karine croyaient dur comme fer en cette formule magique. Elles décident donc de créer Chic, blogueuse star et icône du style parisien. Rapidement, leur créature numérique devient un gourou de la mode du web à la télé. Un succès fulgurant qui va transformer la vie des deux amies en cauchemar. Surtout quand un journaliste, cousin germain du prince charmant, menace de dénoncer leur imposture… Elles vont alors tenter de survivre dans le 6ème arrondissement.

 

Ce que j’en pense:

Il s’agit d’une comédie romantique légère, avec un texte assez court (comme c’est un format numérique, difficile d’être précise!), qui colle parfaitement au standard du genre: une femme qui s’ennuie avec son mari, et qui tombe amoureuse d’un parfait inconnu. Suivent des péripéties drôles, parfois un peu too much, dans le monde du luxe et de la télévision.

Pour les amatrices de chick-lit, voici un petit roman sympathique. Pour ma part, n’ayant pas l’habitude de ce genre de lecture, j’ai trouvé ce portrait des hautes sphères sociales agréable, drôle et parfois même caricatural, mais pas dans le côté négatif du terme. A mon goût, les coulisses de la télévision manquaient de détails, j’ai trouvé que les personnages n’étaient pas assez « fouillés », et j’avoue que le prénom du bel inconnu m’a vraiment gênée. Je tiens à rassurer les lecteurs et l’auteure, tout cela ne m’a pas empêché de finir ma lecture avec plaisir. Et j’ai particulièrement apprécié la personnalité forte de Karine.

Si vous voulez une lecture drôle avec un zeste de romance, vous pouvez télécharger ce roman au format Kindle mais aussi au format Kobo!

Un grand merci à Marianne Levy ( que vous pouvez suivre sur Twitter, ainsi que sur le blog du roman) ainsi qu’au blog Bookinity et son opération Rentrée Littéraire OFF.

rentrée off

Cette lecture compte pour le challenge ABC du Club de Lecture

challenge abc 2013

Le secret des glaces (Philip Carter)

Le Secret des glaces a été publié en 2011 et disponible en France en 2013. Philip Carter serait un pseudonyme d’un célèbre auteur de best-sellers.

Le secret des glaces de Philip Carter. Robert Laffont. 2013.

Le secret des glaces de Philip Carter. Robert Laffont. 2013.

Quatrième de couverture:

Sibérie. Février 1937. Infirmière au camp de prisonniers de Norilsk, la jeune Lena Orlova prépare depuis des mois son évasion et celle du père de son enfant à naître, le zek Nikolaï Popov. Leur destination : une grotte dont elle seule connaît l’existence. Par amour pour Nikolaï, blessé pendant leur difficile marche, Lena n’hésite pas à trahir son serment et à laisser s’échapper le secret de la grotte… San Francisco. 
De nos jours. La vie de Zoé Dmitroff bascule quand elle apprend que sa grand-mère, qu’elle croyait morte depuis des années, vient d’être assassinée. À peine remise du choc de cette nouvelle, elle échappe de justesse à une tentative de meurtre et retrouve son appartement mis à sac. Commence alors une course sans répit pour comprendre les mystérieuses instructions laissées par sa grand-mère avant de mourir au sujet d’un « autel d’ossements » et pour découvrir qui se cache derrière les hommes de main déterminés à la tuer. 
Guidée par les indices laissés aux quatre coins du monde par sa grand-mère et avec l’aide de Ry O’Malley, un agent surentraîné dont le passé familial semble étrangement mêlé au sien, Zoé va tenter d’accomplir la mission à laquelle elle a toujours été destinée. Des ruelles parisiennes aux palais hongrois, des studios hollywoodiens aux lacs gelés de Sibérie, Philip Carter mêle avec maestria les époques, les intrigues et les personnages et entraîne le lecteur dans une aventure pleine d’action et de rebondissements qui le laissera à bout de souffle.

Ce que j’en pense: 

Vous aimez l’action, les courses poursuites, les méchants vraiment machiavéliques, les théories du complot, les personnages ambigus, les coups de foudres, les énigmes? Alors ce roman est fait pour vous!

Un peu de lenteur pour démarrer (environ 150 pages qui peuvent décourager),  mais une fois l’intrigue et les personnages bien mis en place, il est difficile de le lâcher.  C’est haletant, mené tambour battant même si autant d' »aventures » en si peu de temps parait invraisemblable, on est emporté dans la quête de Zoé.

Pour ceux qui douterait de la culpabilité de Lee Harvey Oswald, une nouvelle théorie est donnée dans ce roman. Et pour ceux qui pensent que Marylin Monroe ne s’est pas suicidée, et bien, je ne vous dévoilerai rien!  Par contre, je ne sais pas si, le cinquantième anniversaire de l’assassinat de JFK approchant, c’est une façon qu’ont les auteurs pour rendre hommage au président défunt, mais toutes  ces théories qui fleurissent presque en même temps me dérangent quelque peu.  Que chacun ait la sienne, peu importe, mais là, dans l’année, cela fait deux romans lus qui en parlent, le premier étant 22/11/63 de Stephen King.

Ainsi, si l’on met de côté tout ce qui fait passer Zoé et Ry pour des super-héros, car, franchement, ce roman est digne d’un scénario d’action hollywoodien, c’est une lecture qui fait passer un bon moment. Bon, j’avoue, j’ai trouvé un passage proche de la fin plutôt niais, mais cela n’engage que moi!

le secret des glaces

Titre: Le secret des glaces

Auteur: Philip Carter

Première publication: 2011

Édition présentée: Robert Laffont 2013

Traduit par Dominique Haas

Disponible en numérique

Cette lecture compte pour le challenge Destination PAL de Lili Galipette

Destination PAL chez Lili Galipette

Challenge Destination PAL chez Lili Galipette

Ainsi que pour le challenge ABC 2013 du forum Club de lecture

challenge abc 2013

Rendez-vous sur Hellocoton !

Shâb ou la nuit (Cécile Ladjali)

Publié en Mars 2013, il s’agit d’un roman autobiographique. Je tiens à remercier EntréeLivre qui m’a permis de découvrir cet ouvrage poignant lors d’une opération « Jeudis critiques ».

Shâb ou la nuit Cécile Ladjali Actes Sud Mars 2013

Shâb ou la nuit
Cécile Ladjali
Actes Sud
Mars 2013

 

Quatrième de couverture:

Très tôt on m’expliqua que j’étais née dans une grande maison en Suisse. Qu’il y avait des enfants qui naissaient dans les ventres et d’autres dans les grandes maisons. Je tirai de cette vérité originelle me concernant une sorte d’orgueil tout aristocratique. Les grandes maisons c’était quand même beaucoup mieux que les gros ventres sales et mous en lesquels certains bébés avaient la malchance de croître. Et puis la  Suisse restait un territoire idéal, pas vraiment terrestre, recouvert d’une neige tiède comme du lait. Une sorte de lieu intermédiaire, situé au seuil de la vie, où la nuit n’était qu’une fente ouverte sur le jour au sein duquel, un matin, la peur nous expulsait.

 

Ce que j’en pense:

Ainsi commence le récit de Cécile Ladjali. Enfant adoptée, elle grandit dans un foyer aimant mais dans lequel les silences et les non-dits ont une place importante. Avec son visage mat, ses cheveux noirs et son nom de famille kabyle « qui ne sonne pas français »,  elle a du mal à se construire, d’autant qu’elle ne sait rien ou presque de sa mère biologique, mis à part qu’elle est iranienne.

C’est un texte fort par sa justesse et son honnêteté. Ici pas d’apitoiement, l’auteure nous dévoile son passé et ses origines de façon non déguisés, de manière assez brutale parfois, comme elle l’a elle-même découvert. C’est en effet lorsqu’elle deviendra mère à son tour qu’elle découvrira qu’avant de se prénommer Cécile (comme la Sainte aveugle), elle s’appelait Roshan qui signifie « lumière » en perse. De là va s’imposer à elle une quête d’identité, une recherche de ce qui dépend de l’inné et de l’acquis.

Elle nous montre également son parcours atypique: alors que chez elle, tout n’est que silence et parole retenue concernant ses origines afin de ne pas s’attirer les foudres d’un père violent bien qu’aimant car ne sachant pas comment dire les choses, ce sont pourtant les mots qui vont lui permettre de se construire pour aborder la vie d’adulte et de se reconstruire face aux révélations de ses origines.

Shâb ou la nuit est un roman autobiographique dévoilant les difficultés diverses de l’adoption, perçues par les adoptants et les adoptés, et nous montrant également le pouvoir constructif des mots et celui plutôt destructeur du silence.

 

Shâb ou la nuit

Titre: Shâb ou la nuit

Auteur: Cécile Ladjali

Première parution: Mars 2013

Éditeur: Actes Sud

Format: broché

Disponible en numérique.

 

Cette lecture compte pour le challenge « Autour du monde » du forum Plume Libre

challenge autour du monde 2013 plume libre

Rendez-vous sur Hellocoton !