La malédiction de l’épouvanteur (L’épouvanteur #2) (Joseph Delaney)

Deuxième tome de la saga. Publié en 2005 sous le titre The Spook’s Curse, en 2006 en France.

La malédiction de l'épouvanteur Joseph Delaney Bayard Jeunesse 2006

La malédiction de l’épouvanteur
Joseph Delaney
Bayard Jeunesse
2006

Deuxième de couverture:

« Voilà six mois que tu es l’apprenti de M. Gregory, me dit maman. Tu as déjà été témoin de bien des événements. À présent, l’obscur t’a remarqué et va tenter de te neutraliser. Tu es en danger, Tom. Toutefois, rappelle-toi ceci: lorsque tu seras un homme, mon fils, ce sera au tour de l’obscur d’avoir peur, car tu ne seras plus la proie, tu seras le chasseur. C’est pour cela que je t’ai donné la vie. »

L’Épouvanteur et son apprenti, Thomas Ward, se sont rendus à Priestown pour y achever un travail. Dans les profondeurs de la cathédrale est tapie une créature que l’Épouvanteur n’a jamais réussi à vaincre. On l’appelle le Fléau.

Tandis que Thomas et M. Gregory se préparent à mener la bataille de leur vie, il devient évident que le Fléau n’est pas leur seul ennemi. L’Inquisiteur est arrivé à Priestown. Il arpente le pays à la recherche de tous ceux qui ont affaire aux forces de l’obscur! Thomas et son maître survivront-ils à l’horreur qui s’annonce?

Ce que j’en pense:

Thomas Ward, l’apprenti, fait ses preuves et découvre que son maître n’est pas invincible: les voici tous deux sur les traces d’une créature qui a tenu l’Épouvanteur en échec. Et la menace ne se trouve pas uniquement dans les souterrains sombres et humides de Priestown: l’Inquisiteur est là également, espérant mettre la main sur Tom et son maître, afin de les condamner au bûcher. Il tient d’ailleurs Alice, l’amie sorcière du jeune homme…

Dans ce tome, nous découvrons un peu plus de détails de la vie de l’Épouvanteur, nous faisons connaissance avec sa famille (ou ce qu’il en reste) et tout comme Tom, nous le voyons tel qu’il est vraiment: ce n’est qu’un homme, loin d’être sans faille!

Nous en apprenons un peu plus sur la mère de l’apprenti (j’avais déjà deviné à la lecture du premier tome…) grâce au récit que le père fait à son fils de sa rencontre avec sa mère. D’ailleurs, lors de son passage chez ses parents, Tom ne repart pas les mains vides: sa mère lui donne un objet qui lui sera essentiel pour son métier d’Épouvanteur.

Certaines scènes restent déconseillées à certains enfants, notamment celle décrivant ce qu’il arrive aux êtres qui se refusent au Fléau.. Brrr! Mais cela reste une lecture agréable, bien que que destinée à la jeunesse! J’ai eu plaisir de découvrir un nouveau méchant sous les traits de l’Inquisiteur. Cela rend la chance aux sorcières d’autant plus crédible. Les aventures de Tom Ward et de son maître sont sympathiques et voilà encore un roman que j’ai lu en peu de temps, même si je commence à m’interroger quant au reste de la série: l’auteur va-t-il parvenir à se renouveler pour chaque volume?

 

la malédiction de l'épouvanteur

Titre: La malédiction de l’épouvanteur (The Spook’ s Curse)

Auteur: Joseph Delaney

Première publication: 2005 (2006 pour la France)

Édition présentée: Bayard Jeunesse, 2006

Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Delval

ISBN: 9782747017220
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L’apprenti épouvanteur (L’épouvanteur #1) (Joseph Delaney)

Premier tome de la série The Wardstone Chronicles (aussi dite série de L’Épouvanteur) dont dix titres ont été publiés (ainsi que deux « hors-série »), l’apprenti épouvanteur fut publié en 2004, en 2005 pour la France. Écrit par l’anglais Joseph Delaney, il s’agit d’un roman jeunesse.

L'apprenti épouvanteur Joseph Delaney Bayard Jeunesse (2005)

L’apprenti épouvanteur
Joseph Delaney
Bayard Jeunesse (2005)

Quatrième de couverture:

Attention!

Histoire à ne pas lire la nuit…

Deuxième de couverture:

« L’Épouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formaion. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capables. »

Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient apprenti de l’Épouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire… Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l’horreur commence…

Ce que j’en pense:

Comme son titre l’indique, il s’agit d’un roman d’apprentissage. Tom Ward, septième fils d’un septième fils va devenir épouvanteur, recommandé au maître, Monsieur Gregory, par sa propre mère. Celle-ci semble être bien plus qu’une humaine ordinaire. Il va ainsi apprendre à maîtriser des sorcières, gobelins et autres créatures malveillantes.

Au début, il me semblait qu’il s’agissait d’un roman pour les 9-10 ans, mais certains détails vraiment sordides peuvent vraiment impressionner certains jeunes lecteurs, en effet!

Tom Ward est – presque – un garçon comme les autres, qui fait des erreurs mais qui apprend vite grâce à elles. Il rencontre Alice, sorcière de son état, qui oscille entre le bien et le mal et avec laquelle il va entretenir une certaine amitié.

Bien que cela soit un roman jeunesse, j’ai été rapidement happée par ce récit à la première personne. En effet, il s’agit en quelque sorte du journal de Tom Ward. De par sa naissance, il est amené à faire de grandes choses. Être le septième fils d’un septième fils signifie, selon une croyance dont je n’ai trouvé l’origine nulle part, avoir un don, un pouvoir. Les événements s’enchaînent avec une rapidité surprenante et il m’a été difficile de m’arrêter en cours de lecture.

J’ai été surprise de ne pas tomber sur un des clichés basiques du héros de fantasy: un jeune orphelin. Et ce n’est pas pour me déplaire! L’entourage de Tom nous permet d’en savoir un peu plus sur ses origines (bien que cela reste flou dans ce premier volet).

Une lecture vraiment agréable et des aventures prenantes: je vais me précipiter sur la suite!

Sergey Bodrov a réalisé un film s’inspirant de cette saga intitulé « Le Septième Fils ». Sa sortie en salles est prévue pour 2014.  Vous pouvez visionner la bande annonce en VOST ici.

Joseph Delaney 13 Mars 2008 Salon du Livre de Paris

Joseph Delaney
13 Mars 2008
Salon du Livre de Paris

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Titre: L’apprenti épouvanteur (The Spook’s Apprentice)

Auteur: Joseph Delaney

Première publication: 2004 (2005 pour la France par Bayard Jeunesse)

Édition présentée: Bayard Jeunesse, 2005

Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Delval

ISBN: 9782747017107

 

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La mort s’invite à Pemberley (P.D. James)

La mort s'invite à Pemberley P.D. James Fayard (Mai 2012)

La mort s’invite à Pemberley
P.D. James
Fayard (Mai 2012)

Née le 3 Août 1920 à Oxford, l’anglaise Phyllis Dorothy James est une auteur de romans policiers. Avec La mort s’invite à Pemberley, elle se sert de sa passion pour l’univers de Jane Austen pour créer une suite à suspense au célèbre Orgueil et Préjugés.

Quatrième de couverture:

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

Dans La mort s’invite à Pemberley, Phyllis Dorothy James associe sa longue passion pour l’oeuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXème siècle.

Un roman qui enchantera les nombreux admirateurs de Jane Austen et comblera ceux de P.D. James.

Ce que j’en pense:

Ayant lu récemment Raison et Sentiments, l’univers austenien était donc encore bien présent dans ma mémoire. Bien que n’ayant toujours pas lu Orgueil et préjugés (oui, je sais, inutile de me huer de la sorte! ), les personnages et leur passé sont suffisamment décrits pour que l’on ne perde pas le fil.

Qui a commis ce crime abominable qui porte atteinte à la réputation des Darcy? L’intrigue est menée de telle sorte qu’il est difficile de deviner le coupable avant le dénouement, ou alors c’est moi qui suis stupide car je n’avais pas trouvé! Décrivant tous les éléments indispensables, je me suis souvent impatientée en tournant les pages. Bien qu’essentielles pour certaines, j’ai trouvé quelques longueurs inutiles: était-il vraiment nécessaire par exemple de faire répéter certaines scènes par différents personnages alors qu’aucun n’apporte de nouveautés à la précédente? Je ne peux que rejoindre l’auteur elle-même lorsqu’elle écrit en note au début du roman « […](Jane Austen) aurait écrit cette histoire elle-même, et bien mieux. » En effet, c’est un récit sans réel suspense, sans action, P.D. James n’a, selon moi, pas réussi à s’approprier les personnages d’Austen et à les rendre vivants. Ses références à d’autres romans comme Emma et Persuasion sont de sympathiques clins d’oeil, mais cela ne rend pas le récit plus attirant pour autant.

Bien sûr, dans l’aristocratie on apprend à ne pas montrer ses émotions, mais là, c’est vraiment trop fade. C’est dommage! Parce que, malgré les longueurs que j’ai pu y trouvé, ce roman aurait pu en effet être une suite agréable à Orgueil et Préjugés. J’avais parfois l’impression que les personnages étaient des statues de cire dont pas un cheveu ne bougeait! Cet aspect là m’a beaucoup déçue, alors que l’identité de l’assassin et son mobile sont si crédibles pourtant!

Peut-être n’ai-je pas pu apprécier vraiment cette lecture du fait de ne pas avoir lu l’oeuvre qui l’a inspirée? Difficile de vous répondre! C’est possible, après tout! Ce qui est sûr, c’est que ce roman m’a donné envie de découvrir la référence qu’est Orgueil et préjugés.

la mort s'invite à pemberley Fayard

Titre: La mort s’invite à Pemberley (Death comes to Pemberley)

Auteur: P.D. James

Première publication: 2011

Édition présentée: Fayard, mai 2012.

Traduit de l’anglais par Odile Demange.

Disponible en numérique et livre audio.

 

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Raison et Sentiments (Jane Austen)

Publié en 1811 sous le titre Sense and Sensibility, ce roman est la première publication de Jane Austen.

Raison et sentiments suivi de Persuasion Jane Austen Editions France Loisirs 2011

Raison et sentiments
suivi de Persuasion
Jane Austen
Editions France Loisirs
2011

Quatrième de couverture:

XVIIIème siècle. Angleterre. À la mort de Mr Dashwood, son épouse et ses filles sont injustement destituées de l’héritage. L’aînée, Elinor, doit renoncer à son amour avec l’aristocrate Edward Ferrars, n’ayant ni le rang ni la fortune pour espérer épouser le jeune homme. Quant à Marianne, elle s’éprend du séduisant Willoughby. Toute à sa passion, elle expose son bonheur à qui veut l’entendre. Jusqu’au jour où le jeune homme disparaît mystérieusement

Ce que j’en pense:

À travers une description des mœurs de son époque, Jane Austen brosse ici une critique intéressante de la société aristocratique anglaise du XVIIIème siècle. Bien qu’il s’agisse au premier abord de l’expérimentation de chagrin d’amour pour deux sœurs que leur caractère respectif opposent,  Jane Austen nous montre également, de façon à peine voilée,  qu’il est difficile pour une fille sans fortune, bien que de rang respectable, de pouvoir bien se marier.

Ainsi, Elinor, l’aînée, jeune fille raisonnable et Marianne, qui se laisse porter par ses sentiments, vont  faire l’expérience quasi simultanée d’un chagrin d’amour. Elinor, discrète, comprend que son manque de fortune est défavorable à une union avec Edward Ferrars, sans compter sur ses fiançailles secrètes, à ce petit cachottier, dont elle découvre l’existence grâce à la fiancée elle-même!  Marianne, amoureuse de Willoughby, se laisse tant porter par ses sentiments et sa spontanéité que même le plus aveugle des personnages ne peut douter de se qu’elle ressent pour le beau jeune homme. Alors qu’elles sont invitées par Mrs Jennings (une véritable pipelette qui adore les potins, mais qui est adorable avec les deux sœurs) à passer l’hiver à Londres, Marianne va apprendre que son bel amoureux est un traître assoiffé par l’argent et Elinor va ruminer intérieurement, garder la tête haute et va couvrir sa sœur de toute son affection afin de l’aider à surmonter sa peine qui va la rendre aussi mélancolique que son amour la rendait heureuse et souriante. Mais Marianne va rapidement décider de changer d’attitude lorsqu’elle va se rendre compte de ce qu’a pu éprouver en secret Elinor.

Mais au-delà du portrait de ses deux soeurs attachantes, il est également question d’honneur, de cupidité, de remords et d’amour indéfectible. Bien sûr, tout se termine bien pour elles deux, elles finissent heureuses en ménage. Et bien que j’aurais volontiers secouer un peu Marianne pour la faire redescendre sur Terre, cette lecture fut des plus agréables. Jane Austen arrive à nous rendre avec tant de réalisme le caractère de ses personnages qu’il est assez difficile de ne pas s’attacher à certains d’entre eux, comme Mrs Jennings par exemple qui, malgré sa langue bien pendue, est une charmante personne au cœur sur la main.

Un récit à relire de temps à autre, pour arrêter le temps qui passe et plonger dans une époque où la convivialité était tout autre.

Raison et sentiments suivi de Persuasion Jane Austen Editions France Loisirs 2011

Titre: Raison et sentiments (Sense and Sensibility)

Auteur: Jane Austen

Première publication: 1811

Edition présentée: France Loisirs 2011

Traduction: Jean Privat

Disponible en numérique

Cette lecture compte pour le challenge 13 auteurs en 2013

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