Le Montespan (Jean Teulé)

Le Montespan est un roman historique du français Jean Teulé. Sa première publication date de 2008.

 

Le Montespan  Jean Teulé Pocket Mars 2009

Le Montespan
Jean Teulé
Pocket
Mars 2009

 

Quatrième de couverture: 

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour ou Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Il orna son carrosse de cornes gigantesques, entreprit de mener une guerre impitoyable contre celui qui profanait une union si parfaite, et poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Ce que j’en pense:

Tout le monde (ou presque) connait l’histoire de Louis XIV et de Madame de Montespan, mais qu’en est-il de Monsieur de Montespan, le mari cocufié par Sa Majesté?

Jean Teulé nous raconte comment le marquis de Montespan a rencontré sa femme, ce qu’ils ont partagé, ce qui les a séparé, se focalisant sur l’époux, l’homme éclipsé par le Roi Soleil. Le ton est direct et cru. Comme l’était la vie à l’époque! Parce qu’il faut dire ce qu’il en était, l’auteur nous fait part des bouches pourries par les caries, des cheveux gras sous les perruques et même des gens qui défèquent en public! Comment ça, c’est dégoûtant? C’est la nature! Et puis, cela évite de perdre le fil de la conversation! Bref,  l’auteur nous remet dans le bain (bain qui n’était pas pris souvent, d’ailleurs!) et nous montre un mari fou d’amour qui ne souhaite qu’une chose: récupérer sa femme. Parce que oui, malgré tout, ce roman retrace une belle histoire d’amour. Amour sincère de la part du mari, pendant que sa femme semble bien s’accommoder de montrer ses fesses à un autre homme, d’autant plus qu’il est Roi. Un mari têtu, qui ne renonce jamais, qui va passer sa vie et sa fortune à attendre celle qu’il aime…

J’ai beaucoup ri durant cette lecture, car il faut dire que le ton est souvent moqueur, de la part du marquis de Montespan comme d’autres personnages.

Une partie de l’Histoire à partir d’un point de vue inhabituel: se mettre à la place du lésé et non du puissant, une approche que j’ai trouvé intéressante.

Ce roman a été adapté en bande dessinée par Philippe Bertrand et publié aux éditions Delcourt.

 

 

le montespan

 

Titre: Le Montespan

Auteur: Jean Teulé

Date de première publication: 2008

Édition présentée: Pocket , mars 2009

ISBN: 9782266186742

Disponible en numérique et en audio
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Croc-Blanc (Jack London)

Publié pour la première fois en 1906, Croc-Blanc rencontra un grand succès dès sa sortie. Il faudra attendre 1923 pour que ce récit de l’américain Jack London soit publié en France.

 

Croc-Blanc Jack London J'ai Lu 1991

Croc-Blanc
Jack London
J’ai Lu 1991

 

Quatrième de couverture:

« Il est clair que sa mère est Kichë. Mais son père était loup. Il y a peu de loup et beaucoup de chien en lui. Blancs sont ses crocs et Croc-Blanc sera son nom. J’ai dit. » Le louveteau, qui venait de recevoir un nom devant le monde, ouvrait de grands yeux. Pendant quelque temps, les animaux humains continuèrent à émettre leurs sons de bouche. Puis, Castor-Gris prit un couteau […] et s’en alla couper un bâton dans les taillis, sous le regard attentif de Croc-Blanc. Il pratiqua des encoches aux deux bouts du bâton et y enfila des lanières de peau, l’une qu’il attacha autour du cou de Kichë et l’autre autour d’un petit sapin. Croc-Blanc suivit sa mère et se coucha près d’elle… »

Ainsi commence pour Croc-Blanc, né sauvage et libre, l’apprentissage de la soumission. Il subira la loi des hommes, jusqu’au jour où, pour l’amour d’un homme, le loup rebelle deviendra fidèle.

 

Ce que j’en pense:

Découvrir comment l’Homme assure sa domination sur l’animal au travers des yeux d’un loup? C’est le pari gagné par Jack London grâce à ce roman. Tout en étant un roman d’apprentissage placé principalement du point de vue de Croc-Blanc, l’auteur nous montre toute la cruauté dont l’Homme peut être capable, juste par profit, pour assurer sa domination. Démontrer qu’employer la force, l’intimidation, la privation n’ont que des effets négatifs sur l’animal, c’est ce qu’a fait ici London (je vous invite d’ailleurs à découvrir ce fait divers qui va dans ce sens: ici). Décrivant la vie animale de manière très fidèle, Jack London rend Croc-Blanc attachant et ce qui lui arrive est parfois très dur. L’environnement où il évolue est déjà impitoyable, le froid, la faim sont inévitables. Alors quand l’Homme s’ajoute à cette liste d’obstacles, difficile de ne pas détester notre propre race.

Un roman intemporel qui peut se résumer ainsi: il n’y a pas de mauvais chien, uniquement des mauvais maîtres.

 

Je vous invite à découvrir  Jack-London.fr, site où vous trouverez des infos sur la biographie de Jack London, un recensement impressionnant des différentes éditions de ses romans.

 

croc blanc

Titre: Croc-Blanc (White Fang)

Auteur: Jack London

Première publication: 1906

Édition présentée: J’ai Lu 1991

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Francis Kerline

ISBN: 2 277 22887 7 (EAN: 9782277228875)

Disponible en numérique et en audio

 

Lecture faite dans le cadre du club de lecture VendrediLecture comptant également pour le challenge ABC

challenge abc 2013Une couleur dans le titre

 

 

 

 

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L’apprenti épouvanteur (L’épouvanteur #1) (Joseph Delaney)

Premier tome de la série The Wardstone Chronicles (aussi dite série de L’Épouvanteur) dont dix titres ont été publiés (ainsi que deux « hors-série »), l’apprenti épouvanteur fut publié en 2004, en 2005 pour la France. Écrit par l’anglais Joseph Delaney, il s’agit d’un roman jeunesse.

L'apprenti épouvanteur Joseph Delaney Bayard Jeunesse (2005)

L’apprenti épouvanteur
Joseph Delaney
Bayard Jeunesse (2005)

Quatrième de couverture:

Attention!

Histoire à ne pas lire la nuit…

Deuxième de couverture:

« L’Épouvanteur a eu de nombreux apprentis, me dit maman. Mais peu ont achevé leur formaion. Et ceux qui y sont parvenus sont loin d’être à la hauteur. Ils sont fragiles, veules ou lâches. Ils se font payer fort cher de bien maigres services. Il ne reste que toi, mon fils. Tu es notre dernier espoir. Il faut que quelqu’un se dresse contre les forces obscures. Tu es le seul qui en soit capables. »

Thomas Ward, le septième fils d’un septième fils, devient apprenti de l’Épouvanteur du comté. Son maître est très exigeant. Thomas doit apprendre à tenir les spectres à distance, à entraver les gobelins, à empêcher les sorcières de nuire… Cependant, il libère involontairement Mère Malkin, la sorcière la plus maléfique qui soit, et l’horreur commence…

Ce que j’en pense:

Comme son titre l’indique, il s’agit d’un roman d’apprentissage. Tom Ward, septième fils d’un septième fils va devenir épouvanteur, recommandé au maître, Monsieur Gregory, par sa propre mère. Celle-ci semble être bien plus qu’une humaine ordinaire. Il va ainsi apprendre à maîtriser des sorcières, gobelins et autres créatures malveillantes.

Au début, il me semblait qu’il s’agissait d’un roman pour les 9-10 ans, mais certains détails vraiment sordides peuvent vraiment impressionner certains jeunes lecteurs, en effet!

Tom Ward est – presque – un garçon comme les autres, qui fait des erreurs mais qui apprend vite grâce à elles. Il rencontre Alice, sorcière de son état, qui oscille entre le bien et le mal et avec laquelle il va entretenir une certaine amitié.

Bien que cela soit un roman jeunesse, j’ai été rapidement happée par ce récit à la première personne. En effet, il s’agit en quelque sorte du journal de Tom Ward. De par sa naissance, il est amené à faire de grandes choses. Être le septième fils d’un septième fils signifie, selon une croyance dont je n’ai trouvé l’origine nulle part, avoir un don, un pouvoir. Les événements s’enchaînent avec une rapidité surprenante et il m’a été difficile de m’arrêter en cours de lecture.

J’ai été surprise de ne pas tomber sur un des clichés basiques du héros de fantasy: un jeune orphelin. Et ce n’est pas pour me déplaire! L’entourage de Tom nous permet d’en savoir un peu plus sur ses origines (bien que cela reste flou dans ce premier volet).

Une lecture vraiment agréable et des aventures prenantes: je vais me précipiter sur la suite!

Sergey Bodrov a réalisé un film s’inspirant de cette saga intitulé « Le Septième Fils ». Sa sortie en salles est prévue pour 2014.  Vous pouvez visionner la bande annonce en VOST ici.

Joseph Delaney 13 Mars 2008 Salon du Livre de Paris

Joseph Delaney
13 Mars 2008
Salon du Livre de Paris

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Titre: L’apprenti épouvanteur (The Spook’s Apprentice)

Auteur: Joseph Delaney

Première publication: 2004 (2005 pour la France par Bayard Jeunesse)

Édition présentée: Bayard Jeunesse, 2005

Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Delval

ISBN: 9782747017107

 

Cette lecture compte pour le challenge ABC 2014 du forum Club de Lecture

challenge abc 2013
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Mars 2014 – Le mois argentin

J’ai été récemment gentiment invitée à participer à une lecture commune autour de l’Argentine par Denis du blog Bonheur de Lire. Un petit groupe s’est donc formé autour de Denis et Eimelle (du blog Les carnets d’Eimelle ) pour mettre à l’honneur les auteurs argentins (Salon de Paris oblige!). De plus, cela me permettra d’avancer également dans mon challenge perso (pour lequel vous pouvez me rejoindre si le cœur vous en dit!).

Plusieurs lectures communes sont proposées:

Le 10 : Le tunnel d’Ernesto Sabato
Le 20 : Luz ou le temps sauvage d’Elsa Osorio ou Tango ou tout autre livre d’Elsa Osorio
Le 21 : Un livre au choix (libre) pour l’inauguration du salon
Le 25 : Un livre de Laura Alcoba

J’ai opté pour un livre au choix. Il s’agit du recueil L’Aleph de Jorge Luis Borges. Peut-être ferai-je coup double avec Le Livre de sable du même auteur, tout dépendra de mon emploi du temps!

Vous pouvez retrouver une liste d’auteurs argentins ici ou .

Vous pouvez rejoindre ce groupe sympathique sur Facebook. De plus, Eimelle propose un challenge Amérique du Sud – Amérique Latine à durée illimitée. L’occasion de découvrir de nouveaux auteurs!

Mars 2014 Le mois Argentine

Mars 2014
Le mois Argentine

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Les âmes vagabondes (Stephenie Meyer)

Les âmes vagabondes est le cinquième roman de l’américaine Stephenie Meyer. Mélange de romance et de science-fiction, ce roman a été publié en 2008 (en octobre 2008 pour la version française chez JC Lattès).

Les âmes vagabondes Stephenie Meyer Le Livre de Poche Mars 2010

Les âmes vagabondes
Stephenie Meyer
Le Livre de Poche
Mars 2010

Quatrième de couverture:

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Ce que j’en pense:

Pourquoi ai-je décidé de lire ce roman après la déception que la saga Twilight a été pour moi? Je ne sais pas. Peut-être ai-je voulu donner une seconde chance à Stephenie Meyer. Ou peut-être suis-je d’humeur fleur bleue en ce moment. Parce que, oui, les âmes vagabondes, raconte une histoire d’amour en des temps troublés. Mais pas que.

Sur Terre vivent désormais des hommes et des femmes qui ne font que le bien. En fait, il s’agit d’aliens, placés à la base du cerveau, qui contrôlent corps et esprits.

J’ai été frappée par le personnage de Melanie: en très peu de pages, on sent déjà qu’il s’agit d’une personnalité forte, d’un être qui agit. Moi qui craignais de retrouver le clone de Bella, j’ai été vite rassurée! En effet, elle ne se laisse pas capturer en levant gentiment les mains et en disant « ok, vous avez gagné ». Et lorsque l’on introduit l’âme Vagabonde dans son corps, au lieu de céder la place, elle lutte pour retrouver ceux qui comptent le plus pour elle, son frère et l’homme qu’elle aime, entraînant le « parasite » qui vit en elle, s’en faisant en quelque sorte un allié.

Et ça bouge! Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a quasiment pas d’action dans ce roman! Tout ou presque est dans les sentiments: amour, haine, jalousie, désespoir, tristesse,… Je me suis sentie ballottée, tiraillée,  mais impossible de poser mon bouquin!! Stephenie Meyer arrive a faire vivre deux personnalités différentes dans un même corps (bon, l’une est comme ligotée, mais quand même!), ce qui rend le fameux triangle amoureux plus complexe et plus intéressant aussi: qui de Melanie ou de Gaby va réussir à prendre le dessus?

Ce roman est également une belle façon de parler de la différence entre individus, de l’intolérance, du racisme, de l’acceptation de la différence, mais il présente aussi le concept de beauté intérieure d’agréable manière. Meyer maîtrise à merveille les sentiments humains et les retranscrit admirablement, tout comme elle démontre que vouloir c’est pouvoir. Elle dresse également une critique du capitalisme et de ses profits à tout-va au détriment de l’humain en décrivant une société de partage et d’entraide totalement désintéressée. L’Homme ne se servirait-il que de son cerveau reptilien? Aurait-il perdu toute humanité?

Une agréable surprise qui me donne envie de découvrir le film!!

Une adaptation cinématographique réalisée par Andrew Nicol est sortie en salles en Avril 2013 en France. Vous pouvez voir la bande annonce ici. Et voir le clip du titre phare de la bande originale là  .

les ames vagabondes

Titre: Les âmes vagabondes (The Host en VO).

Auteur: Stephenie Meyer

Première publication: 2008 (pour la France, 2008 chez JC Lattès)

Édition présentée: Le Livre de Poche, Avril 2010

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert.

Disponible en numérique et en audio (ici).

Cette lecture compte pour le challenge ABC du forum club de lecture.

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Terrible Awena (Linda Saint Jalmes)

Née en 1971, Linda Saint Jalmes est une romancière française. Terrible Awena, premier tome de la Saga des Enfants des Dieux,  est son premier roman. Éditée en novembre 2010 chez BoD, Linda Saint Jalmes est depuis 2011 auteur pour les éditions Rebelle  qui ont repris l’intégralité de la Saga des Enfants des Dieux et publié des inédits.

Terrible Awena Linda Saint Jalmes Rebelle éditions Novembre 2012

Terrible Awena
Linda Saint Jalmes
Rebelle éditions
Novembre 2012

Quatrième de couverture:

Awena Dano, jeune femme de 21 ans, se voit offrir malgré elle, en cadeau d’anniversaire, un voyage dans le nord des Highlands…
À peine arrivée dans un vieux manoir lugubre, Awena fuit et se réfugie sur le haut d’une proche colline où trône un ancien cercle de menhirs.
Tout bascule quand elle se fait happer par une courbe du temps, et se retrouver quelque six cent dix-huit dans dans le passé.
Comment ne pas devenir folle en faisant la connaissance de deux guerriers-druides, Ned et Clyde, qui la livrent en pâture à leur laird, Darren Saint-Clare, alias le Loup Noir des Highlands ?
Alors que Darren, lui, pense voir en elle sa promise, l’élue que les dieux du monde des Sidhes avaient annoncée, par le biais d’une très ancienne prophétie…

Ce que j’en pense:

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Rebelle pour leur confiance et pour m’avoir fait découvrir un « échantillon » de leurs publications.

Une lecture dévorée en trois soirs, cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé! Un voyage dans le temps, de la magie, le Moyen Âge et les Highlands, voilà des ingrédients qui me plaisent et la façon dont l’auteur a mêlé le tout m’a vraiment plu! Bien sûr, ceux qui me connaissent savent que les histoires d’amour au premier regard, c’est pas trop mon truc. Mais bien qu’il s’agisse du point central de l’histoire, la magie de l’endroit et le mystère sur les origines d’Awena, ainsi que les passages comiques dues aux situations anachroniques, le tout distillé ça et là, font que la lecture de ce roman a été bien agréable pour moi. Awena est drôle, fait souvent des gaffes, mais elle sait également être sérieuse. Les clins d’oeil à des personnages de notre époque, comme Yoda, transposés au Moyen âge prêtent à sourire, rendant parfois des situations un peu inquiétantes beaucoup plus légères. J’avoue par contre que les origines d’Awena ne sont pas restés un mystère très longtemps: ce fut rapidement évident pour moi. Mais cela n’a gâché en rien ma lecture.

Loch of Yarrows (Source Wikipedia)

Loch of Yarrows
(Source Wikipedia)

Il ne me reste plus qu’à découvrir la suite: que va devenir la progéniture d’Awena et Darren, et surtout qu’est-il arrivé à Logan?? Cette fin met en appétit!

Si vous aimez les romances pleines de magie et de mystère, n’attendez plus!

terrible awena

Titre: Terrible Awena (La Saga des enfants des Dieux T1)

Auteur: Linda Saint Jalmes

Édition présentée: Rebelle éditions novembre 2012

Disponible en numérique

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Nouvelles d’Argentine (S. Bizzio, G. Carranza, R. Piglia, E. Cross, S. Cheijfec)

Nouvelles d’Argentine est un recueil de nouvelles publiées aux éditions Magellan & Cie avec le concours de Courrier International en Novembre 2010. Cet ouvrage appartient à la collection Miniatures.

Nouvelles d'Argentine S. Bizzio, G. Carranza, R. Piglia, E. Cross, S. Chejfec. Magellan et Cie (Novembre 2010) collection Miniatures

Nouvelles d’Argentine
S. Bizzio, G. Carranza, R. Piglia, E. Cross, S. Chejfec.
Magellan et Cie (Novembre 2010)
collection Miniatures

Quatrième de couverture:

S’étirant de la Terre de Feu (et de glace), où s’aventura naguère un certain Magellan, au sud du Brésil, de la Cordillère des Andes à l’océan Atlantique, l’Argentine est ce jeune pays de deux cents ans où survit encore le mythe américain de la terre promise, de la terre d’exil pour de nombreux Européens. C’est le pays des pampas à perte de vue, jusqu’à la Patagonie, des « gauchos », ces fiers gardiens de gigantesques troupeaux, du tango, cette danse nerveuse pratiquée sur les bords du rio de la Plata, le fleuve d’argent, où hommes et femmes se toisent fièvreusement. C’est le siège d’une capitale, Buenos Aires, à l’architecture et à l’atmosphère européennes, comme le fut en son temps New York. De grands écrivains ont surgi de ce pays devenu éminemment littéraire de par son apport au boom latino-américain, jusqu’aux années de plomb de la dictature (1976-1983). Dans ce recueil, au ton tantôt grave tantôt léger, tantôt cru tantôt pudique, une nouvelle génération d’écrivain perpétue, à l’ombre du grand aîné Jorge Luis Borges, et dans la langue de Cervantès importée par les Conquistadors, une histoire littéraire argentin exigeante, originale et forte.

Ce que j’en pense: 

Ce recueil comporte cinq nouvelles que je vais vous présenter séparément. En effet, aucune n’a de lien avec un autre.

La première, Cynisme (Cinismo en VO, traduite par André Gabastou), laisse une impression très forte: elle raconte le rapport à la sexualité d’une enfant hermaphrodite, qui tombe amoureuse d’un adolescent, fils d’amis de ses parents, le temps d’un bref séjour chez elle.  Elle nous est présentée comme une fille, mais est-elle fille ou garçon? On sent tout le long du récit qu’elle se cherche, elle est indécise. Toujours est-il que son langage est cru pour une jeune de 12 ans, tout comme celui d’Alvaro, son compagnon de « jeu », qui épanouit sa sexualité d’une manière que sa mère trouve « étrange ». Et puis il y a les parents. Pour vivre ensemble et se supporter, le whisky et la marijuana semblent de merveilleux remèdes, ou presque. Sergio Bizzio arrive à nous faire ressentir le mal-être de Rocio en si peu de mots! Un beau récit qui a été adapté au cinéma par Lucia Puenzo sous le titre XXY (allez voir la bande annonce ici!).

Le texte de Gonzalo Carranza, Ad Majorem Dei Gloriam (traduit par François Gaudry), nous entraîne dans le monde religieux, où les complots, les mensonges et la culpabilité nous sont exposés. Un récit très court mais percutant.

L’invasion (traduit par François-Michel Durazzo) de Ricardo Piglia se situe dans une cellule de prison. Déjà occupée par deux détenus, cette cellule accueille un nouveau prisonnier… Une vision assez inattendue, mais non moins intéressante, du milieu carcéral.

Le cadeau d’Esther Cross (traduit par Marianne Millon) m’a fait sourire: il revient sur les fêtes de Noël et sur les invités qui n’offrent qu’un cadeau pour deux enfants, ici une poupée. Comment contenter les deux fillettes? Privilégier la plus jeune? Confisquer le cadeau? À vous de le découvrir!

La dernière nouvelle, les malades de Sergio Chejfec (traduit par François Gaudry) m’a paru assez bizarre. Le personnage principal en est une femme qui semble vivre à l’écart de tout contact humain. Elle reçoit un jour un courrier lui donnant pour instructions de se rendre au chevet d’une personne malade. Le récit raconte essentiellement son parcours de chez elle jusqu’à l’hôpital, où elle arrive enfin dans une sorte de mouroir. On arpente les méandres des couloirs de l’hôpital tout en explorant les pensées un peu étrange de cette femme. J’avoue ne pas avoir compris où voulait nous mener l’auteur avec ce récit.

Ce recueil est vraiment un aperçu très hétéroclite des écrits argentins, donnant envie de découvrir ces auteurs, mais aussi d’autres afin de voir tout ce que la littérature argentine peut nous offrir.

Giacomo Balla I Malati

Giacomo Balla
I Malati

nouvelles_d_argentine-medium

Titre: Nouvelles d’Argentine

Auteurs: Sergio Bizzio, Gonzalo Carranza, Ricardo Piglia, Esther Cross, Sergio Chejfec

Édition présentée: Magellan et Cie, Novembre 2010

Traducteurs: André Gabastou, François-Michel Durazzo, Marianne Millon et François Gaudry.

Cette lecture compte pour le challenge Argentine 2014

Challenge Argentine 2014 Évasion et découvertes

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