Le Montespan (Jean Teulé)

Le Montespan est un roman historique du français Jean Teulé. Sa première publication date de 2008.

 

Le Montespan  Jean Teulé Pocket Mars 2009

Le Montespan
Jean Teulé
Pocket
Mars 2009

 

Quatrième de couverture: 

Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour ou Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari. C’était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan…
Passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Il orna son carrosse de cornes gigantesques, entreprit de mener une guerre impitoyable contre celui qui profanait une union si parfaite, et poursuivit de sa haine l’homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme…

Ce que j’en pense:

Tout le monde (ou presque) connait l’histoire de Louis XIV et de Madame de Montespan, mais qu’en est-il de Monsieur de Montespan, le mari cocufié par Sa Majesté?

Jean Teulé nous raconte comment le marquis de Montespan a rencontré sa femme, ce qu’ils ont partagé, ce qui les a séparé, se focalisant sur l’époux, l’homme éclipsé par le Roi Soleil. Le ton est direct et cru. Comme l’était la vie à l’époque! Parce qu’il faut dire ce qu’il en était, l’auteur nous fait part des bouches pourries par les caries, des cheveux gras sous les perruques et même des gens qui défèquent en public! Comment ça, c’est dégoûtant? C’est la nature! Et puis, cela évite de perdre le fil de la conversation! Bref,  l’auteur nous remet dans le bain (bain qui n’était pas pris souvent, d’ailleurs!) et nous montre un mari fou d’amour qui ne souhaite qu’une chose: récupérer sa femme. Parce que oui, malgré tout, ce roman retrace une belle histoire d’amour. Amour sincère de la part du mari, pendant que sa femme semble bien s’accommoder de montrer ses fesses à un autre homme, d’autant plus qu’il est Roi. Un mari têtu, qui ne renonce jamais, qui va passer sa vie et sa fortune à attendre celle qu’il aime…

J’ai beaucoup ri durant cette lecture, car il faut dire que le ton est souvent moqueur, de la part du marquis de Montespan comme d’autres personnages.

Une partie de l’Histoire à partir d’un point de vue inhabituel: se mettre à la place du lésé et non du puissant, une approche que j’ai trouvé intéressante.

Ce roman a été adapté en bande dessinée par Philippe Bertrand et publié aux éditions Delcourt.

 

 

le montespan

 

Titre: Le Montespan

Auteur: Jean Teulé

Date de première publication: 2008

Édition présentée: Pocket , mars 2009

ISBN: 9782266186742

Disponible en numérique et en audio
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Terrible Awena (Linda Saint Jalmes)

Née en 1971, Linda Saint Jalmes est une romancière française. Terrible Awena, premier tome de la Saga des Enfants des Dieux,  est son premier roman. Éditée en novembre 2010 chez BoD, Linda Saint Jalmes est depuis 2011 auteur pour les éditions Rebelle  qui ont repris l’intégralité de la Saga des Enfants des Dieux et publié des inédits.

Terrible Awena Linda Saint Jalmes Rebelle éditions Novembre 2012

Terrible Awena
Linda Saint Jalmes
Rebelle éditions
Novembre 2012

Quatrième de couverture:

Awena Dano, jeune femme de 21 ans, se voit offrir malgré elle, en cadeau d’anniversaire, un voyage dans le nord des Highlands…
À peine arrivée dans un vieux manoir lugubre, Awena fuit et se réfugie sur le haut d’une proche colline où trône un ancien cercle de menhirs.
Tout bascule quand elle se fait happer par une courbe du temps, et se retrouver quelque six cent dix-huit dans dans le passé.
Comment ne pas devenir folle en faisant la connaissance de deux guerriers-druides, Ned et Clyde, qui la livrent en pâture à leur laird, Darren Saint-Clare, alias le Loup Noir des Highlands ?
Alors que Darren, lui, pense voir en elle sa promise, l’élue que les dieux du monde des Sidhes avaient annoncée, par le biais d’une très ancienne prophétie…

Ce que j’en pense:

Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Rebelle pour leur confiance et pour m’avoir fait découvrir un « échantillon » de leurs publications.

Une lecture dévorée en trois soirs, cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé! Un voyage dans le temps, de la magie, le Moyen Âge et les Highlands, voilà des ingrédients qui me plaisent et la façon dont l’auteur a mêlé le tout m’a vraiment plu! Bien sûr, ceux qui me connaissent savent que les histoires d’amour au premier regard, c’est pas trop mon truc. Mais bien qu’il s’agisse du point central de l’histoire, la magie de l’endroit et le mystère sur les origines d’Awena, ainsi que les passages comiques dues aux situations anachroniques, le tout distillé ça et là, font que la lecture de ce roman a été bien agréable pour moi. Awena est drôle, fait souvent des gaffes, mais elle sait également être sérieuse. Les clins d’oeil à des personnages de notre époque, comme Yoda, transposés au Moyen âge prêtent à sourire, rendant parfois des situations un peu inquiétantes beaucoup plus légères. J’avoue par contre que les origines d’Awena ne sont pas restés un mystère très longtemps: ce fut rapidement évident pour moi. Mais cela n’a gâché en rien ma lecture.

Loch of Yarrows (Source Wikipedia)

Loch of Yarrows
(Source Wikipedia)

Il ne me reste plus qu’à découvrir la suite: que va devenir la progéniture d’Awena et Darren, et surtout qu’est-il arrivé à Logan?? Cette fin met en appétit!

Si vous aimez les romances pleines de magie et de mystère, n’attendez plus!

terrible awena

Titre: Terrible Awena (La Saga des enfants des Dieux T1)

Auteur: Linda Saint Jalmes

Édition présentée: Rebelle éditions novembre 2012

Disponible en numérique

Cette lecture compte pour le challenge ABC du forum club de lecture

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La ballade de Lila K. (Blandine Le Callet)

La ballade de Lila K est le deuxième roman de Blandine Le Callet, publié chez Stock en 2010.

La ballade de Lila K Blandine Le Callet Le Livre de Poche Février 2012.

La ballade de Lila K
Blandine Le Callet
Le Livre de Poche
Février 2012.

Quatrième de couverture :

Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n’ont plus droit de cité…

Plus qu’un récit d’apprentissage aux allures orwelliennes, un roman émouvant sur la force du lien et du pardon. Christine Rousseau, Le Monde des livres.

Ce roman, qui mêle histoire d’amour et critique d’une politique sécuritaire à tout prix, se voit drôlement rattrapé par l’actualité. Pascale Frey, Elle.

Ce que j’en pense:

J’ai été tentée par ce roman en voyant qu’il apparaissait  assez régulièrement dans le bilan hebdomadaire publié par VendrediLecture.

Il s’agit de l’histoire de Lila, racontée à la première personne. Enlevée à sa mère, plus ou moins enfermée au Centre (cela m’a fait pensé à la série Le Caméléon!) qui la remet sur pied en assurant son éducation. Très vite, elle se montre douée. Mais n’oublie jamais sa mère. Son but pour tenir et ne pas se rebeller contre ce système de contrôle permanent: la retrouver.

L’histoire se déroule dans un futur digne de George Orwell: les caméras sont partout, les urines sont contrôlées automatiquement pour détecter toute absorption de drogue ou d’alcool, le moindre achat effectué est archivé dans ce qui représente le dossier de chacun, bref, tout le monde est prié d’avoir une vie qui rentre dans le moule. Les livres sont présentés comme des menaces: « Le papier imprimé peut contenir des substances toxiques et des micro-organismes susceptibles de déclencher chez les sujets fragiles de graves allergies, entraînant lésions cutanées et problèmes respiratoires. Il doit être manié avec précaution. Il doit être tenu hors de portée des enfants » (p55-56). Mais rapidement, monsieur Kauffmann explique à la fillette que les livres sont importants malgré tout ce que peut laisser entendre le Ministère: « […] c’est inamovible. Indélébile. Là réside tout l’intérêt: avec le livre, tu possèdes le texte. Tu le possèdes vraiment. Il reste à toi, sans que personne ne puisse le modifier à ton insu.[…] » (p54). D’ailleurs Lila constatera cela lorsqu’elle travaillera à la Bibliothèque, au service de numérisation, où les textes sont tronqués de ce qui n’apparaît pas comme politiquement correct aux yeux du Ministère, la censure par excellence.

Mais il s’agit aussi d’une histoire sur le pardon. En effet, bien que Lila ait été quelque peu délaissée par sa mère (qui faisait ce qu’elle pouvait pour s’en sortir malgré une addiction), l’amour qu’elle lui porte est plus fort que tout. Bien sûr, les mains de Lila portent encore les cicatrices non pas des violences mais des négligences de sa mère, et pourtant, elle fait des choses interdites, accèdent à des informations qu’on a cherché à lui cacher toute sa vie, elle traverse la frontière et se rend dans la Zone, où vivent les « rebuts » de la société pour retrouver sa mère. Et elle y parvient… La jeune femme est attachante, jamais elle ne se plaint de son passé pourtant loin d’être rose

Malgré tous ces bons « ingrédients », je reste sur une impression assez mitigée. Peut-être le souvenir de 1984 de George Orwell est-il encore trop frais. J’ai trouvé le temps long au bout du premier tiers. Heureusement, lorsque Lila quitte le Centre, le récit reprend un peu de rythme. Mais à nouveau, on piétine un peu, comme Lila dans son attente de renseignements concernant sa mère. Bien que la jeune femme fasse quelques entorses au Règlement, elle n’a fait qu’attendre toute sa vie: de pouvoir sortir du centre, de rencontrer sa mère. Le roman finit d’ailleurs sur cette phrase: « Et je vous attendrai » (p355). Une passivité assez déconcertante malgré l’intelligence hors norme de Lila K. Je n’ai rien contre un peu de psychologie, loin de là, mais je pensais trouvé autre chose de plus ici, un peu d’action de la part de cet esprit rebelle. Pourtant, si vous aimez les histoires où Big Brother vous surveille, ne passez pas à côté de ce roman.

la ballade de lila K

Titre: La ballade de Lila K

Auteur: Blandine Le Callet

Première publication: 2010 (Stock)

Edition présentée: Le Livre de Poche, février 2012

Disponible en numérique

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Le premier sang (Sire Cédric)

Cinquième roman de Sire Cédric, Le premier sang nous plonge une nouvelle fois dans un univers fantastique où Eva Svarta et Alexandre Vauvert vont se retrouver face à des évènements parfois insoutenables. Il a été publié en mars 2012 par Le Pré aux clercs.

Le premier sang Sire Cédric France Loisirs 2013

Le premier sang
Sire Cédric
France Loisirs
2013

Quatrième de couverture:

Les plus grandes terreurs naissent dans l’enfance et prennent racine au plus profond de nous.

Qu’est-ce qui les fait resurgir? Sommes-nous capables de les surmonter?

Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par son désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie? Hallucination ou réalité?

Ce que j’en pense:

Ayant découvert l’univers assez addictif de Sire Cédric avec De Fièvre et de Sang (dont ce roman est la suite, mais chaque opus peut être lu séparément), c’est presque avec impatience que j’ai ouvert ce livre. Dans quelle histoire macabre allait-il embarquer ses personnages, Eva Svärta et Alexandre Vauvert, cette fois-ci? Je n’ai pas été déçue! Dès le départ, ça saigne et on en redemande! Alors on tombe sur une découverte sinistre dans un appartement HLM, faisant écho à des faits divers sordides, qui a été pour moi comme un coup de poing à l’estomac, me prenant aux tripes. Et comme Eva, impossible de lâcher le morceau (ici le roman), avant de découvrir pourquoi une telle chose a été commise.

On en apprend davantage sur Eva, la flic albinos, obsédée par le crime de sa mère et sa soeur. Bien qu’elle tente de donner l’apparence de quelqu’un de solide, c’est une femme terriblement meurtrie par son passé qui la hante sans cesse. Se lançant à corps perdu dans son boulot, elle essaie d’échapper aux fantômes qui la visitent tout en cherchant des indices sur le monstre qui lui a enlevé sa jumelle sous ses yeux. Bon, j’avoue que sa découverte ou plutôt sa prise de conscience concernant ce meurtrier n’était pas un scoop pour moi, et je pense pour pas mal d’autres lecteurs également. Les indices sont suffisamment clairs pour savoir de qui il s’agit dans De Fièvre et de Sang.

On fait connaissance avec l’ex-femme d’Alexandre Vauvert, découvrant ainsi un peu du passé de ce policier. J’aime beaucoup ce commandant un peu ours. Peut-être pour son côté nounours protecteur, justement.

Pour résumer, je dirai que ce roman est vraiment un concentré d’angoisse, de violence, de sang mais pas seulement. Les personnages ont une psychologie complexe, et bien qu’il y ait du fantastique, Sire Cédric écrit de telle manière que l’on pourrait croire que tout est possible. Une lecture à prévoir si vous n’avez pas de rendez-vous: vous risqueriez de les louper tant vous serez happé par ses pages! D’ailleurs, je me pose cette question (et je ne dois pas être la seule) et la pose également à l’auteur (même si je doute qu’il me réponde!): personne n’a parlé d’adapter ces romans au cinéma?? Parce qu’il me semble qu’il y a matière à faire quelque chose de vraiment énorme!

le premier sang

Titre: Le premier Sang

Auteur: Sire Cédric

Première publication: Mars 2012 (Le Pré aux Clercs)

Disponible en numérique

Vous pouvez retrouver toute l’actualité de l’auteur sur son site , sur sa page Facebook ou sur son compte Twitter.

Cette lecture compte dans pour le challenge ABC 2013 et le challenge 13 auteurs en 2013.

challenge abc 2013

 challenge 13 auteurs 2013
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Au bonheur des ogres (Daniel Pennac)

Paru en 1985, Au bonheur des ogres est le premier d’une série ayant la famille Malaussène comme personnages récurrents.

Au bonheur des ogres Daniel Pennac Folio 1995

Au bonheur des ogres
Daniel Pennac
Folio
1997

Présentation de l’éditeur:

Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le Petit s’est mis à rêver d’ogres Noël.
Côté cœur, tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon des pulls, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné.
Pourquoi moi ?
Je dois avoir un don…

Ce que j’en pense:

C’est en voyant la bande annonce pour le film sorti en salles ce mois-ci que j’ai eu envie de découvrir l’univers de Daniel Pennac. Le peu que j’en ai vu me paraissait loufoque et drôle et comme j’avais envie de changer de style, je me suis lancée.

On ne peut que penser à un clin d’oeil de la part de l’auteur pour Zola et son « Au Bonheur des Dames », qui lui aussi parle d’un grand magasin.

Benjamin Malaussène est l’aîné d’une fratrie dont il est en quelque sorte la figure du père. Il y a Louna, jeune infirmière enceinte qui pose la question de l’avortement, Thérèse, jeune fille qui prédit l’avenir grâce à l’astrologie, Clara, la photographe, qui ne capture que des images difficiles, Jérémy, qui va se lancer dans une expérience détonante dans son collège et le Petit, qui dessine des ogres Noël! Tous vivent ensemble dans une joyeuse pagaille! Oh! Et il y a aussi Julius, le chien sale et nauséabond!

Pour faire vivre cette tribu, Ben est Bouc émissaire: il passe ses journées à se faire engueuler devant des clients mécontents qui, ayant pitié de lui, retirent leurs plaintes contre le Magasin. Alors quand des bombes explosent en sa présence, il n’en faut pas beaucoup pour que ses « collègues » et la police en fassent le coupable idéal!

Je suis sûre que certains se sont contentés de trouver ce roman drôle. Mais derrière un ton léger, Pennac traite ici de sujets délicats, comme l’avortement et la pédophilie. La violence est très présente, sous forme de bombes ou de mots, détruisant les corps ou meurtrissant l’âme. Et que penser de la mère de cette joyeuse tribu, semant les maris, abandonnant les enfants à son aîné? Un tableau de notre société vraiment intéressant qui me donne envie d’en savoir davantage sur cette famille pas comme les autres à travers les autres romans de la saga.

 

au bonheur des ogres

 

Titre: Au bonheur des ogres

Auteur: Daniel Pennac

Première publication: 1985

Disponible en numérique

 

 

 

 

 

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Gallica, l’intégrale ( Henri Loevenbruck)

Faisant suite à la trilogie de La Moïra, Gallica a pour personnage central Bohem, fils d’Aléa, personnage principal de La Moïra. La trilogie Gallica a été publiée de 2004 à 2005 chez Bragelonne, sous les titres suivants:

– Gallica tome 1: Le Louvetier

– Gallica tome 2: La voix des Brumes

– Gallica tome 3: Les Enfants de la Veuve.

Les trois titres furent regroupés en un seul volume en 2008 (Bragelonne).

Gallica l'intégrale Henri Loevenbruck Bragelonne 2012

Gallica l’intégrale
Henri Loevenbruck
Bragelonne 2012

Quatrième de couverture:

1154: imaginez une France de légende, nommée Gallica…

Dans le comté de Tolsanne, on raconte que, pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher. Son nom était Bohem, le fils du louvetier.

Quatre ans plus tard, son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers. Terrorisé, il s’enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien. Il doit échapper au roi de Gallica, à la Milice du Christ, et à un ennemi inconnu qui semble tout savoir de ses origines: le Sauvage. En chemin, il rencontre les Compagnons du Devoir, dont l’étonnante fraternité lui vient en aide. Face au danger, Bohem s’efforce de comprendre pourquoi on le pourchasse et découvre sa surprenante affinité avec les Brumes, ces créatures légendaires, ces loups que les hommes exterminent, et auxquels est lié son destin.

Ce que j’en pense:

J’avais découvert Henri Loevenbruck grâce à L’Apothicaire. Alors quand j’ai vu ce pavé chez mon libraire, que j’en ai lu la quatrième de couverture et que mon libraire m’a dit « ça va vous plaire » (il commence à me connaître! ^^), je n’ai pas hésité longtemps et je suis repartie chez moi toute contente!

On pourrait presque parler ici d’uchronie. L’auteur a modifié les noms des villes et de certains personnages, et pourtant, on reconnait la France d’alors. La duchesse Hélène de Quienne est tout simplement Aliénor d’Aquitaine (appelée aussi Éléonore de Guyenne). Chrétien de Troyes est présent et est même le personnage principal d’un petit récit à la fin de l’intégrale.

La France en 1154

La France en 1154

Bien que certains aspects du roman rappellent vraiment trop les « standards » du roman Fantasy (héros orphelin, quête d’apprentissage), la plume de Henri Loevenbruck nous transporte dans un Moyen Âge fantastique, où les bayards, chimères, licornes et autres créatures légendaires ne sont pas que des décors sur des tapisseries. Au gré des déplacements de Bohem, on découvre les Compagnons du Devoir, les Bonshommes du Comté de Tolsanne, la cour de la duchesse de Quienne, on « écoute » des poèmes traditionnels des troubadours, on craint la magie et son pouvoir. L’auteur arrive à nous mettre en totale immersion dans ce Moyen Âge de fiction pourtant dur avec ses guerres, ses conditions de vie difficiles et ses chasses à l’hérétique.

Je dois dire que ce sont plutôt les personnages secondaires qui m’ont le plus plu, et en particulier Mjolln et Hélène de Quienne. Le premier pour sa fidélité sans faille, la seconde pour sa force de caractère et son côté « rebelle » pour une femme de son rang et de son époque.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, qui permet de faire passer un message de façon très claire: grâce à l’entraide et à la tolérance, le monde peut changer. En mieux.

Il ne me reste plus qu’à me procurer la Moïra, même si cette lecture de Gallica a levé le voile sur certains détails.

Titre: Gallica l’intégrale

Auteur: Henri Loevenbruck

Première publication: 2004

Édition présentée: Bragelonne 2012

Disponible en numérique

Cette lecture compte pour le challenge « 13 auteurs en 2013 » et le challenge « ABC 2013« , tous deux du forum Club de Lecture.

challenge 13 auteurs 2013challenge abc 2013

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Hitchcock, roman (René Bonnell)

Neuvième roman de René Bonnell, il est publié en 2013 chez Hermann éditeurs.

Hitchcock, roman. René Bonnell. 2013 Hermann éditeurs

Hitchcock, roman.
René Bonnell.
2013
Hermann éditeurs

Quatrième de couverture:

Il ferma les yeux pour suivre Carol en plan serré durant tout le parcours qui la conduisait jusqu’à son antichambre: signe amical de l’hôtesse d’accueil, sourire forcé face à Suzanne qui ferait traîner le moment de l’accès au saint des saints. Carol aurait droit à la plus inconfortable des chaises. S’ensuivrait un champ-contrechamp de regards sans aménité entre les deux femmes. L’une faisant mine d’être trop occupée pour avertir Monsieur Hitchcock de l’arrivée de la dénommée Carol Greenwood, l’autre se gardant de tout signe d’impatience. Dans son antre, le potentat était fier de sa mise en scène. Deux femelles s’affrontaient pour lui, chacune dans le rôle qu’il leur avait attribué, selon une partition qu’il avait écrite. Il ne concédait rien au hasard, surtout quand son plaisir était en jeu.

L’histoire, ici racontée, n’est pas vraie, mais elle se nourrit d’éléments authentiques qui auraient pu conduire Hitchcock à la vivre. À l’orée de ses quatre-vingts ans, le réalisateur s’efforce de conquérir une jeune femme venue lui rendre visite à Los Angeles. Rongé par la culpabilité, il cherche à renouveler avec elle l’expérience, pourtant traumatisante, entreprise avec Tippi Hedren quinze ans plus tôt.

Ce que j’en pense: 

Alfred Hitchcock est une figure incontournable du cinéma. Ayant vu « Les Oiseaux »  et « Fenêtre sur cour« , ce roman était l’occasion d’en savoir un peu plus sur ce réalisateur. Mais attention, il ne s’agit pas d’un livre sur le cinéma! Ici, René Bonnell fait passer l’homme de l’ombre au premier plan de cette fiction. En effet, le rôle principal est tenu par Hitchcock dont on découvre la face cachée: un homme torturé par son éducation et son apparence, névrosé, meurtri dans son corps et dans son rapport avec les femmes. Son intimité ainsi dévoilée, on se fait une autre image de cette personnalité. J’ignorais les rapports qu’il avait eu avec certaines de ses actrices, notamment Tippi Hedren, héroïne de « Pas de printemps pour Marnie » et « Les Oiseaux« . Transposer de tels faits dans une fiction est un exercice ici réussi, bien que le lecteur novice en cinématographie (dont je fais partie) puisse parfois être un peu perdu. Les références au cinéma sont omniprésentes, que ce soit en citant des titres de film d’Hitchcock ou lorsque l’auteur décrit une scène du point de vue du réalisateur comme si celui-ci était en train de tenir une caméra.

René Bonnell nous fait redécouvrir grâce à ce roman le maître du suspense de façon intime. Monsieur Hitchcock sort de l’ombre et nous découvrons le côté sombre de sa personnalité. À découvrir, même si l’on n’est pas un grand cinéphile.

 

Merci à Miss Alfie pour la découverte! Voici ce qu’elle en a pensé =>ici.

hitchcock

Titre: Hitchcock, roman

Auteur: René Bonnell

Date de parution: 2013

Éditeur: Hermann éditeurs, collection Vert Paradis

Disponible ici.

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