Les âmes vagabondes (Stephenie Meyer)

Les âmes vagabondes est le cinquième roman de l’américaine Stephenie Meyer. Mélange de romance et de science-fiction, ce roman a été publié en 2008 (en octobre 2008 pour la version française chez JC Lattès).

Les âmes vagabondes Stephenie Meyer Le Livre de Poche Mars 2010

Les âmes vagabondes
Stephenie Meyer
Le Livre de Poche
Mars 2010

Quatrième de couverture:

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Melanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-il la sauver ?

Ce que j’en pense:

Pourquoi ai-je décidé de lire ce roman après la déception que la saga Twilight a été pour moi? Je ne sais pas. Peut-être ai-je voulu donner une seconde chance à Stephenie Meyer. Ou peut-être suis-je d’humeur fleur bleue en ce moment. Parce que, oui, les âmes vagabondes, raconte une histoire d’amour en des temps troublés. Mais pas que.

Sur Terre vivent désormais des hommes et des femmes qui ne font que le bien. En fait, il s’agit d’aliens, placés à la base du cerveau, qui contrôlent corps et esprits.

J’ai été frappée par le personnage de Melanie: en très peu de pages, on sent déjà qu’il s’agit d’une personnalité forte, d’un être qui agit. Moi qui craignais de retrouver le clone de Bella, j’ai été vite rassurée! En effet, elle ne se laisse pas capturer en levant gentiment les mains et en disant « ok, vous avez gagné ». Et lorsque l’on introduit l’âme Vagabonde dans son corps, au lieu de céder la place, elle lutte pour retrouver ceux qui comptent le plus pour elle, son frère et l’homme qu’elle aime, entraînant le « parasite » qui vit en elle, s’en faisant en quelque sorte un allié.

Et ça bouge! Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a quasiment pas d’action dans ce roman! Tout ou presque est dans les sentiments: amour, haine, jalousie, désespoir, tristesse,… Je me suis sentie ballottée, tiraillée,  mais impossible de poser mon bouquin!! Stephenie Meyer arrive a faire vivre deux personnalités différentes dans un même corps (bon, l’une est comme ligotée, mais quand même!), ce qui rend le fameux triangle amoureux plus complexe et plus intéressant aussi: qui de Melanie ou de Gaby va réussir à prendre le dessus?

Ce roman est également une belle façon de parler de la différence entre individus, de l’intolérance, du racisme, de l’acceptation de la différence, mais il présente aussi le concept de beauté intérieure d’agréable manière. Meyer maîtrise à merveille les sentiments humains et les retranscrit admirablement, tout comme elle démontre que vouloir c’est pouvoir. Elle dresse également une critique du capitalisme et de ses profits à tout-va au détriment de l’humain en décrivant une société de partage et d’entraide totalement désintéressée. L’Homme ne se servirait-il que de son cerveau reptilien? Aurait-il perdu toute humanité?

Une agréable surprise qui me donne envie de découvrir le film!!

Une adaptation cinématographique réalisée par Andrew Nicol est sortie en salles en Avril 2013 en France. Vous pouvez voir la bande annonce ici. Et voir le clip du titre phare de la bande originale là  .

les ames vagabondes

Titre: Les âmes vagabondes (The Host en VO).

Auteur: Stephenie Meyer

Première publication: 2008 (pour la France, 2008 chez JC Lattès)

Édition présentée: Le Livre de Poche, Avril 2010

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Dominique Defert.

Disponible en numérique et en audio (ici).

Cette lecture compte pour le challenge ABC du forum club de lecture.

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La ballade de Lila K. (Blandine Le Callet)

La ballade de Lila K est le deuxième roman de Blandine Le Callet, publié chez Stock en 2010.

La ballade de Lila K Blandine Le Callet Le Livre de Poche Février 2012.

La ballade de Lila K
Blandine Le Callet
Le Livre de Poche
Février 2012.

Quatrième de couverture :

Une jeune femme, Lila K., fragile et volontaire, raconte son histoire. Un jour, des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge. Surdouée, asociale, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Son obsession : retrouver sa mère, recouvrer sa mémoire perdue. Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, aseptisé, où les livres n’ont plus droit de cité…

Plus qu’un récit d’apprentissage aux allures orwelliennes, un roman émouvant sur la force du lien et du pardon. Christine Rousseau, Le Monde des livres.

Ce roman, qui mêle histoire d’amour et critique d’une politique sécuritaire à tout prix, se voit drôlement rattrapé par l’actualité. Pascale Frey, Elle.

Ce que j’en pense:

J’ai été tentée par ce roman en voyant qu’il apparaissait  assez régulièrement dans le bilan hebdomadaire publié par VendrediLecture.

Il s’agit de l’histoire de Lila, racontée à la première personne. Enlevée à sa mère, plus ou moins enfermée au Centre (cela m’a fait pensé à la série Le Caméléon!) qui la remet sur pied en assurant son éducation. Très vite, elle se montre douée. Mais n’oublie jamais sa mère. Son but pour tenir et ne pas se rebeller contre ce système de contrôle permanent: la retrouver.

L’histoire se déroule dans un futur digne de George Orwell: les caméras sont partout, les urines sont contrôlées automatiquement pour détecter toute absorption de drogue ou d’alcool, le moindre achat effectué est archivé dans ce qui représente le dossier de chacun, bref, tout le monde est prié d’avoir une vie qui rentre dans le moule. Les livres sont présentés comme des menaces: « Le papier imprimé peut contenir des substances toxiques et des micro-organismes susceptibles de déclencher chez les sujets fragiles de graves allergies, entraînant lésions cutanées et problèmes respiratoires. Il doit être manié avec précaution. Il doit être tenu hors de portée des enfants » (p55-56). Mais rapidement, monsieur Kauffmann explique à la fillette que les livres sont importants malgré tout ce que peut laisser entendre le Ministère: « […] c’est inamovible. Indélébile. Là réside tout l’intérêt: avec le livre, tu possèdes le texte. Tu le possèdes vraiment. Il reste à toi, sans que personne ne puisse le modifier à ton insu.[…] » (p54). D’ailleurs Lila constatera cela lorsqu’elle travaillera à la Bibliothèque, au service de numérisation, où les textes sont tronqués de ce qui n’apparaît pas comme politiquement correct aux yeux du Ministère, la censure par excellence.

Mais il s’agit aussi d’une histoire sur le pardon. En effet, bien que Lila ait été quelque peu délaissée par sa mère (qui faisait ce qu’elle pouvait pour s’en sortir malgré une addiction), l’amour qu’elle lui porte est plus fort que tout. Bien sûr, les mains de Lila portent encore les cicatrices non pas des violences mais des négligences de sa mère, et pourtant, elle fait des choses interdites, accèdent à des informations qu’on a cherché à lui cacher toute sa vie, elle traverse la frontière et se rend dans la Zone, où vivent les « rebuts » de la société pour retrouver sa mère. Et elle y parvient… La jeune femme est attachante, jamais elle ne se plaint de son passé pourtant loin d’être rose

Malgré tous ces bons « ingrédients », je reste sur une impression assez mitigée. Peut-être le souvenir de 1984 de George Orwell est-il encore trop frais. J’ai trouvé le temps long au bout du premier tiers. Heureusement, lorsque Lila quitte le Centre, le récit reprend un peu de rythme. Mais à nouveau, on piétine un peu, comme Lila dans son attente de renseignements concernant sa mère. Bien que la jeune femme fasse quelques entorses au Règlement, elle n’a fait qu’attendre toute sa vie: de pouvoir sortir du centre, de rencontrer sa mère. Le roman finit d’ailleurs sur cette phrase: « Et je vous attendrai » (p355). Une passivité assez déconcertante malgré l’intelligence hors norme de Lila K. Je n’ai rien contre un peu de psychologie, loin de là, mais je pensais trouvé autre chose de plus ici, un peu d’action de la part de cet esprit rebelle. Pourtant, si vous aimez les histoires où Big Brother vous surveille, ne passez pas à côté de ce roman.

la ballade de lila K

Titre: La ballade de Lila K

Auteur: Blandine Le Callet

Première publication: 2010 (Stock)

Edition présentée: Le Livre de Poche, février 2012

Disponible en numérique

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Le cœur d’une autre (Tatiana de Rosnay)

Publié en 1998 chez Plon, le cœur d’une autre est le quatrième roman de Tatiana de Rosnay.

Le Livre de Poche, 2011

Le Livre de Poche, 2011

Quatrième de couverture:

Bruce, un quadragénaire divorcé, un peu ours, un rien misogyne, est sauvé in extremis par une greffe cardiaque. Après l’opération, sa personnalité, son comportement, ses goûts changent de façon surprenante. Il ignore encore que son nouveau cœur est celui d’une femme. Mais quand ce cœur s’emballe avec frénésie devant les tableaux d’un maître de la Renaissance italienne, Bruce veut comprendre. Qui était son donneur? Quelle avait été sa vie? Des palais austères de Toscane aux sommets laiteux des Grisons, Bruce mène l’enquête. Lorsqu’il découvrira la vérité, il ne sera plus jamais le même…

Ce que j’en pense:

Bruce mène une vie pleine de vices et d’excès. Alors quand on lui annonce qu’il lui faut une greffe de cœur, son monde bascule. D’une vie terne, grise et sans relief, notre homme va devenir sensible aux couleurs et à l’art.  Tel un papillon sortant de sa chrysalide, Bruce renaît. Finie sa vie d’ours mal léché, son train-train morne. Désormais, chaque jour est comme une aventure. Après s’être interrogé sur l’identité de son donneur, qui s’avère être une donneuse, il va tenter de découvrir qui elle était. Guidé par son cœur, comme si l’organe avait conservé une mémoire, il va rencontrer sa famille dont il va apaiser la peine, et va terminer ce que la jeune femme avait entrepris.

Ce roman m’a fait découvrir Tatiana de Rosnay. Il s’agit d’une histoire vraiment intéressante et émouvante d’une renaissance possible grâce au don d’organe. J’ai vraiment passé un bon moment avec ce récit. Et puis, il nous sensibilise au don d’organe, ce qui est une excellente chose, sans jamais être donneur de leçon. C’est léger tout en traitant d’un sujet sérieux, le style et l’écriture sont agréables. Un roman à découvrir.

Le Livre de Poche, 2011

Le cœur d’une autre

Tatiana de Rosnay

Le Livre de Poche

 

Cette lecture compte pour le challenge Destination PAL de Lili Galipette

Destination PAL chez Lili Galipette

Challenge Destination PAL chez Lili Galipette

 

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