La Pierre de Lune (W. Wilkie Collins)

Publié en 1868, La Pierre de Lune est un récit proche du roman épistolaire. En effet, l’histoire évolue au travers des récits successifs des personnages du roman.

William Wilkie Collins (tableau: Rudolph Lehmann)

William Wilkie Collins
(tableau: Rudolph Lehmann)

Résumé: La Pierre de Lune est un diamant indien dont hérite Rachel Verinder le jour de son anniversaire. Mais voilà qu’au lendemain de la fête, le diamant a disparu. A-t-il été volé par ses trois protecteurs hindous? Par un membre du personnel peu scrupuleux? Le meilleur enquêteur est appelé sur place. Nous suivons l’enquête grâce à différents interlocuteurs, ayant eu , de près ou de loin, un rapport avec l’inestimable pierre.

Ce que j’en pense: 

Un joyau qui disparaît, des personnages qui semblent coupables. Qui donc a volé la Pierre de Lune? Voici donc grossièrement en quoi consiste le récit: découvrir ce qu’il est advenu de ce diamant. L’auteur mène l’enquête en faisant témoigner plusieurs personnages, chacun leur tour, créant ainsi une succession de « rapports » permettant de voir différents points de vue tout en respectant la chronologie des évènements. On découvre les faits à travers le regard d’un intendant, d’une vieille tante bigote,  d’un jeune gentleman, d’un médecin au passé douteux, d’un sergent de Scotland Yard. L’intrigue est intéressante et on se demande quels éléments  anodins vont permettre de faire avancer l’enquête. Mais je ne vais pas tourner autour du pot: je me suis ennuyée pendant cette lecture. Surtout dans la première moitié. Les digressions des deux premiers conteurs m’ont parues sans intérêt et alourdissent le récit, alors que ces personnages sont intéressants par le portrait que l’on découvre d’eux de cette manière: Gabriel Betteredge, le vieil intendant, au service de la même famille depuis tant d’années qu’il sert de conseiller, n’hésite pas parfois à envoyer quelques piques polies à ses interlocuteurs. Il n’est pas qu’un domestique passif qui se contente de faire ce qu’on lui ordonne. Malheureusement, bien qu’attachant, ces apartés ralentissent la progression du récit, étouffent l’enquête. Il en est de même avec le témoignage suivant, celui de la vieille tante bigote.

Heureusement, le récit de Franklin Blake est plus fluide, mais l’impression qu’ont laissé les deux précédents rapports reste tenace. J’étais un peu agacée d’avoir autant piétiné et seule l’envie de savoir où était passé ce maudit diamant m’a fait tenir. Malgré les éclairages que la seconde moitié du roman apporte, j’ai trouvé l’écriture monotone.

J’ai eu une surprise à la fin en découvrant Groseille, un jeune garçon décrit comme ayant des yeux ronds exorbités, mais très intelligent: il m’a fait penser à Rouletabille, héros de Gaston Leroux ( voir le mystère de la chambre jaune). Le sergent Cuff m’a rappelé Sherlock Holmes mais dans une moindre mesure. La ressemblance, tant physique qu’intellectuelle, entre Groseille et Rouletabille m’a presque choquée!


Personnellement, je n’ai pas été séduite par cette lecture qui sera vite oubliée. Dommage.

Titre: La Pierre de Lune

Auteur: W. Wilkie Collins

Première publication: 1868

Disponible en numérique ici (libre de droits).

Cette lecture compte pour le Challenge ABC du Club de Lecture.

challenge abc 2013

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Dress code et petits secrets (Marianne Levy)

Dress code et petits secrets est le premier roman de Marianne Levy.

Dress code et petits secrets de Marianne Levy. 2013

Dress code et petits secrets de Marianne Levy. 2013

Présentation de l’auteure:

À New York, il y a Chelsea. À Londres, Notting Hill. Et à Paris, Saint-Germain-des-Prés. Le repère des fashionistas. Quelques kilomètres carrés où personne ne plaisante lorsqu’il est question de style. Changer de robe, pour changer de vie… Capucine et Karine croyaient dur comme fer en cette formule magique. Elles décident donc de créer Chic, blogueuse star et icône du style parisien. Rapidement, leur créature numérique devient un gourou de la mode du web à la télé. Un succès fulgurant qui va transformer la vie des deux amies en cauchemar. Surtout quand un journaliste, cousin germain du prince charmant, menace de dénoncer leur imposture… Elles vont alors tenter de survivre dans le 6ème arrondissement.

 

Ce que j’en pense:

Il s’agit d’une comédie romantique légère, avec un texte assez court (comme c’est un format numérique, difficile d’être précise!), qui colle parfaitement au standard du genre: une femme qui s’ennuie avec son mari, et qui tombe amoureuse d’un parfait inconnu. Suivent des péripéties drôles, parfois un peu too much, dans le monde du luxe et de la télévision.

Pour les amatrices de chick-lit, voici un petit roman sympathique. Pour ma part, n’ayant pas l’habitude de ce genre de lecture, j’ai trouvé ce portrait des hautes sphères sociales agréable, drôle et parfois même caricatural, mais pas dans le côté négatif du terme. A mon goût, les coulisses de la télévision manquaient de détails, j’ai trouvé que les personnages n’étaient pas assez « fouillés », et j’avoue que le prénom du bel inconnu m’a vraiment gênée. Je tiens à rassurer les lecteurs et l’auteure, tout cela ne m’a pas empêché de finir ma lecture avec plaisir. Et j’ai particulièrement apprécié la personnalité forte de Karine.

Si vous voulez une lecture drôle avec un zeste de romance, vous pouvez télécharger ce roman au format Kindle mais aussi au format Kobo!

Un grand merci à Marianne Levy ( que vous pouvez suivre sur Twitter, ainsi que sur le blog du roman) ainsi qu’au blog Bookinity et son opération Rentrée Littéraire OFF.

rentrée off

Cette lecture compte pour le challenge ABC du Club de Lecture

challenge abc 2013